Alcool et grossesse

 

 

Qu’est-ce que le syndrome d’alcoolisation fœtale ?

[5 novembre 2009 - 09h40]
[mis à jour le 10 novembre 2009 à 11h12]

 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est en fait, la conséquence la plus dramatique d’une exposition prénatale à l’alcool.

 

C’est bien simple : Bébé absorbe chaque goutte d’alcool avalée par sa maman. Voilà pourquoi les autorités sanitaires insistent sur le zéro alcool pendant la grossesse.

Chaque année en France, entre 700 et 3 000 enfants seraient victimes du SAF. Ce syndrome se caractérise notamment par un retard de croissance, qui se manifeste avant ou après la naissance. Les petites victimes présentent également des anomalies morphologiques du crâne et du visage (aplatissement de la face, amincissement de la lèvre supérieure, des yeux petits et écartés…) ainsi que des troubles du système nerveux central (retard mental, syndrome d’hyperactivité).

Alcool et grossesse : enfin une campagne d’information

[13 septembre 2006 - 00h00]
[mis à jour le 9 octobre 2006 à 15h23]

 

L’INPES lance aujourd’hui sa campagne "Zéro alcool pendant la grossesse" ! Un message essentiel pour prévenir le Syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), la conséquence la plus grave d’une exposition prénatale à l’alcool.

Le SAF constitue en effet la première cause non génétique de handicap mental. Or selon un sondage BVA-INPES, les Français dans leur majorité, ignorent que même une faible consommation d’alcool peut provoquer un SAF. Un sur cinq seulement déclare spontanément qu’il n’existe pas de consommation sans risque pour le nourrisson. Et 40% pensent que seule la consommation quotidienne d’alcool est un facteur de risque. Enfin, 50% d’entre nous croient - à tort ! - que le danger est limité aux trois premiers mois de grossesse.

Autant d’idées reçues qui montrent à quel point le public manque d’information. Le public... mais aussi les professionnels de santé. Seuls 19% des Français ont appris de leur médecin comment gérer leur consommation d’alcool. C’est bien peu... Presse quotidienne régionale et nationale, magazines et revues professionnelles... Autant de supports sur lesquels seront déclinés les messages de l’INPES.

Par ailleurs et conformément à la loi sur les droits des personnes handicapées, un message sanitaire figurera prochainement sur les conditionnements des boissons alcoolisées. Il pourra prendre la forme soit d’une phrase comme "la consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves sur la santé de l’enfant", soit d’un pictogramme.

Source : INPES, 11 septembre 2006


Leucémie myéloïde chronique

Appelée également leucémie myélogène, leucose myéloïde, myélose leucémique de Schridde, la leucémie myéloïde chronique est une maladie chronique (s'étalant dans le temps) se caractérisant entre autres, par la présence dans le sang du patient d'une augmentation considérable du nombre de globules blancs (hyperleucocytose) pouvant aller de 100 à 300 000. Normalement le nombre de globules blancs dans le sang n'est pas aussi élevé. Cette prolifération de globules blancs chez un individu a lieu dans la moelle osseuse uniquement et non pas dans le sang.

On peut dire également que cette maladie chronique appartient au syndrome myéloprolifératif et se caractérise par une prolifération d'allure cancéreuse des cellules provenant de cellules mûres issues de l'hématopoïèse (mécanisme de à l'origine de la production des cellules sanguines) la moelle osseuse. Une des caractéristiques du syndrome myéloprolifératif est qu'il ne s'accompagne pas d'une insuffisance médullaire (insuffisance de fonctionnement, de fabrication des composants du sang : les éléments figurés).

La leucémie myéloïde chronique est la variété la plus fréquente des leucémies. Cette pathologie, a trouvé une place à part dans des syndromes myéloprolifératifs en raison des dernières découvertes, des moyens diagnostics mis en oeuvre ainsi que par sa prise en charge thérapeutique. Cette pathologie est liée à une anomalie chromosomique dite chromosome Philadelphie. Elle consiste en une translocation (une transposition d'un segment du chromosome sur une autre) entre le chromosome numéro 9 et le chromosome numéro 22. Il existe une augmentation relativement importante du nombre de cellules granuleuses neutrophiles c'est-à-dire des cellules qui appartiennent à la même lignée (variété) que certains globules blancs l'on appelle les polynucléaires neutrophiles et ceci dans la moelle et le sang.

 

Il est possible de résumer la leucémie myéloïde chronique de la façon suivante.
Il s'agit d'une prolifération au niveau de la moelle osseuse dont le nom et syndrome myéloprolifératif. La prolifération concerne une cellule souche pluripotente (possédant la capacité de se transformer en n'importe quelle autre cellule sanguine) qui aboutit à la production exagérée de polynucléaires c'est-à-dire de certains globules blancs.
On ne connaît pas avec précision la cause de la leucémie myéloïde chronique mais il semble que les radiations ionisantes sont un des facteurs favorisants.
Le nombre de nouveaux cas par an et d'environ 600 en France.
L'incidence augmente au fur et à mesure que l'âge avance et on constate, d'autre part, une très légère prédominance masculine.
La découverte de la leucémie myéloïde chronique est fortuite (quand le patient passe des examens sanguins pour autre chose). Le plus fréquemment les patients se plaignent d'asthénie c'est-à-dire de fatigue, d'amaigrissement et d'une altération de l'état général.
L'examen physique du patient met en évidence une splénomégalie c'est-à-dire une rate volumineuse.
Les analyses de sang objectif une hyperleucocytose (élévation du nombre de globules blancs) dont la caractéristique majeure et son intensité. En effet celle-ci est le plus souvent supérieur à 50 000 globules blancs par millimètre cube.
Le caryotype c'est-à-dire l'étude des chromosomes du patient montre la présence du chromosome Philadelphie (translocation entre le chromosome numéro neuf et le chromosome numéro 22).
L'évolution de la leucémie myéloïde chronique se fait en trois phases. La première est une phase chronique suivie d'une phase d'accélération et la troisième est une phase de transformation en leucémie aiguë,  phase concernant à peu près 90 % des patients en moins de quatre ans.
Il existe un score que l'on appelle l'indice de Sokal qui permet d'évaluer la gravité de la maladie. Quand le score est faible la survie globale est d'environ 5 ans. La survie chute quand le score est élevé.
Le traitement fait appel à l'interféron alpha qui permet d'obtenir des rémissions durant des périodes relativement longues.
La greffe de moelle se pratique chez le sujet jeune en face chronique. Ceci permet d'obtenir à peu près une guérison chez un patient sur deux.

 

 

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