MOÏSE ET LA SCIENCE

 

Exode : les lois de la physique auraient aidé Moïse à traverser la mer Rouge

 

Des chercheurs américains pensent avoir localisé l'endroit où Moïse a fait traverser la mer aux Hébreux il y a 3000 ans lors de la fuite d'Egypte, avec un coup de main de la nature, comme le raconte la Bible.

États-Unis - Carl Drews et son équipe pensent avoir découvert un modèle expliquant scientifiquement l'épisode de la sortie d'Égypte, décrit dans le livre biblique de l'Exode. La division des eaux de la mer Rouge serait selon eux un phénomène naturel, explicable grâce aux lois de la physique.

"Moïse étendit la main sur la mer, et Yahvé refoula la mer toute la nuit par un fort vent d'est ; il la mit à sec et les eaux se fendirent. Les enfants d'Israël pénétrèrent à pied sec au milieu de la mer, et les eaux formaient autour d'eux une muraille, à droite et à gauche". Telle est la scène de la sortie d'Égypte décrite par les versets 21 et 22 du chapitre 14 de l'Exode.

Si la capacité de Moïse à diviser les eaux de la mer Rouge peut être remise en question, un fort vent d'est ayant soufflé toute la nuit durant la sortie d'Égypte pourrait bien avoir fait reculer les flots du lac de Tanis. (Le peuple hébreu n'aurait pas traversé la mer Rouge, mais bien le lac Manzala, qui est une branche du Nil qui effleure une lagune côtière, situé une quarantaine de kilomètres plus au nord.)

C'est ce qu'explique Carl Drews, l'un des scientifiques à l'origine d'une étude menée au National Center for Atmospheric Research, en partenariat avec l'université du Colorado à Boulder : "Nos simulations correspondent de façon très proche à ce qui est décrit dans le récit de l'Exode".

Ces simulations sur ordinateur, réalisées dans le cadre d'une étude plus large décrivant les interactions entre vents et eaux, montrent que le vent, en poussant les eaux d'un lac ou d'un océan toujours dans la même direction, peut parfois permettre le dégagement d'un passage à sec temporaire, permettant de traverser le plan d'eau victime de ce phénomène naturel à pied. 

"Le partage des eaux peut être compris grâce à la dynamique des fluides. Le vent fait bouger les eaux d'une manière qui, conformément aux lois de la physique, crée un passage sûr encadré des deux côtés par les flots. Des conditions qui vont ensuite laisser brusquement les eaux reprendre leur place" ajoute Carl Drews.

Si les textes religieux diffèrent quelque peu dans leur description des faits, tous parlent de Moïse guidant le peuple d'Israël hors d'Égypte en traversant la mer Rouge à pied. Les soldats du pharaon, lancés aux trousses des exilés, auraient pour leur part été engloutis par les eaux, soudainement revenues à leur place.

L'équipe à l'origine de cette étude pense que cette traversée aurait en réalité eu lieu près de la Méditerranée, au bord du lac de Tanis. Pour eux, à cet endroit, des vents d'environ 100 km/h, soufflant de façon continue pendant une douzaine d'heures, pourraient avoir fait reculer des eaux profondes de 1,80 mètre. "Le passage qui mesurait alors 3 à 4 kilomètres de long et 5 kilomètres de large aurait pu rester ouvert pendant 4 heures", expliquent-ils dans la revue PLoS ONE.

En s'appuyant sur des simulations par ordinateur, les scientifiques, ont découvert qu'un puissant vent d'Est - 28 mètres par seconde - qui aurait soufflé pendant 12 heures, pourrait avoir écarté les eaux et ouvert un passage de trois kilomètres de long et presque cinq de large pendant quatre heures. Le phénomène naturel, appelé wind setdown, serait assez courant. D'après les deux chercheurs, l'événement se serait produit dans le delta du Nil, dans une lagune peu profonde, ce qui contredit d'office l'envolée lyrique de l'auteur du verset 22 du chapitre 14 de l'Exode: "Les enfants d'Israël entrèrent au milieu de la mer à sec, et les eaux formaient comme une muraille à leur droite et à leur gauche."  

La thèse scientifique laisse imaginer un sol plutôt boueux et un paysage de marée basse comme le montre la simulation numérique. La confusion viendrait d'une traduction erronée de l'hébreu yam suf, souvent traduit par Mer Rouge, mais qui désigne aussi la Mer des Roseaux, située dans le delta du Nil.  

Reste à élucider la question, soulevée par Discovery News d'un vent soufflant à 28 mètres par seconde - près de 100 kilomètres par heure - qui aurait sans doute balayé Moïse et ses compagnons de voyage s'il s'était levé au moment ou "Moïse étendit sa main sur la mer" - Exode 14, verset 20.  

Le vent aurait donc ouvert la mer Rouge, reste à élucider le phénomène qui aurait permis à Jésus de marcher sur l'eau...

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×