Diabète avanr la grossesse

 

DIABETE et GROSSESSE
Sources : Lettre de diabeto SEDNMR - Dr I. Augustin-Pascalis- Documentation Servier - Documenation OMS



DIABETE CONNU AVANT LA GROSSESSE


Pour le bébé, Le rôle néfaste de l'hyperglycémie existe tout le long de la grossesse: Dès la conception
Lors de l'organogenèse
Lors du développement fœtal. L'hyperinsulinisme entraîne macrosomie, retard de maturation pulmonaire, hypoxie tissulaire, hypertrophie cardiaque
Lors de l'accouchement : risque sévère d'hypoglycémie néonatale

La prise en charge est donc fondamentale que ce soit dans le DID et DNID

 

·  La "durée idéale" d'une grossesse chez une femme diabétique est de 12 (douze) mois
Il est en effet bénéfique que le diabète soit bien équilibré 2 à 3 mois avant la conception. Cette mise en condition doit donc associer une revue de la diététique, une interruption des antidiabétiques oraux et une mise en route d'une insulinothérapie optimisée par plusieurs injections et autocontrôle glycémique.
Ce passage à l'insuline d'un DNID nécessite généralement une hospitalisation de quelques jours pour une revue de la diététique, l'apprentissage de l'autocontrôle et des injections.

·  Durant la grossesse, consultation et/ou hospitalisation brèves répétées pour :
Remise au point diététique
Contrôle du poids et de la TA
Fond d'œil en début de grossesse et vers 26/28 semaines d'aménorrhée (SA)
Recherche d'une infection urinaire

DIABETE GESTATIONNEL


On appelle diabète gestationnel tout diabète découvert au cours d'une grossesse que ce soit
Un DNID méconnu et découvert lors du bilan initial. Il existe alors un risque majeur de malformations fœtales par hyperglycémie chronique au moment de la conception.
Une intolérance aux hydrates de carbone apparaissant à partir de 26 SA par insulino-résistance aggravée par la prolactine et l'hormone de croissance placentaire. Outre les complications à court terme, les femmes présentant un diabète gestationnel ont, plusieurs années plus tard, un risque accru de DNID. Les enfants nés de mère ayant eu un diabète gestationnel ont un risque majoré d'obésité et vraisemblablement de DNID.

DEPISTAGE - DIAGNOSTIC

Actuellement il n'existe pas de consensus international sur la stratégie de dépistage et les critères de diagnostic.

Qui dépister ? Pour être efficace, le dépistage doit être systématique car 30 à 50 % des femmes atteintes de diabète gestationnel n'ont pas de facteur de risque connu.

Quand dépister
Le dépistage généralisé doit être pratiqué lors de la visite du 6ème mois c.-à-d. entre 24 et 28 semaines d'aménorrhée.
En cas facteurs de risque (âge > 35 ans, antécédent familial de diabète, antécédent de mort-né, de malformation, macrosomie, pré éclampsie, éclampsie, obésité, de prise de poids excessive), il est recommandé de pratiquer un premier dépistage dès le début de la grossesse puis au 6ème et 7ème mois.

Comment dépister
En France, le Collège des Gynécologues Obstétriciens) recommande la stratégie en deux temps de O'SULLIVAN c.-à-d. un test de dépistage puis un test diagnostic.

CAT quand le diagnostic de diabète gestationnel est confirmé
La mise en route d'uns insulinothérapie et d'une enquête-information diététique est nécessaire.
Une hospitalisation de quelques jours est la meilleure solution. Elle permet en effet d'obtenir un équilibre rapide des glycémies, un apprentissage de l'auto-surveillance et de l'auto injection ainsi qu'une consultation approfondie de diététique.


Comparaison entre un sulfamide et l'insuline : La conclusion des auteurs est que l'on peut utiliser sans danger le glibenclamide comme alternative à l'insuline dans le traitement du diabète gestationnel.

L'objectif glycémique est clair
avec plusieurs déterminations capillaires par jour (3 préprandiaux et 3 postprandiaux.) + recherche d'acétonurie matin et soir + HbA1C 1 à 2 fois par mois
L'association d'un taux normal d'HbA1C à des glycémies capillaires inférieures à 100 mg/dl en préprandial (idéalement 60-90 mg/l ) et à 140 mg/dl en postprandial ( idéalement 100- 120 mg/dl ) caractérise le bon équilibre souhaitable en cours de grossesse.




Le diabète gestationnel bénin doit être traité.
Traduit de l'anglais par le Dr André Figueredo - Source: the BMJ du 25/06/05
Lien: http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/full/330/7506/1469

Un large essai a porté sur 1000 femmes: 12 ans après le début de l'étude, il est apparu qu'un traitement actif du diabète gestationnel bénin réduisait le risque de complications périnatales graves, dont la mort du nouveau-né. Il pouvait même prévenir la dépression post-natale chez la mère.
Les femmes atteintes d'un diabète gestationnel grave ont été exclues de l'essai.

Aux 510 femmes du groupe témoin, on n'avait pas dit qu'elles avaient un diabète gestationnel bénin. Elles recevaient les mêmes soins que les femmes qui n'avaient pas eu de tests de dépistage.
4% de leurs bébés ont eu des pathologies néo-natales graves: décès, dystocie de l'épaule, fractures osseuses, paralysies d'origine neurologique.

Chez les femmes traitées, le taux de complications n'était que de 1%; différence significative, qui peut se traduire concrètement par une complication grave de moins pour 34 femmes traitées (intervalle de confiance 95%: 20-103 ).

Les femmes non traitées avaient d'autre part des enfants plus gros (21% contre 10%, p <0.001 )
Trois mois après la délivrance, les femmes traitées avaient des scores de dépression plus bas et une meilleure santé que celles non traitées.
Cette étude plaide donc fortement en faveur d'un dépistage du diabète gestationnel.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site