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Pendant le Ramadan, diabète sous précautions…

[20 juillet 2012 - 09h38]

 

Le Ramadan débute aujourd’hui. Durant ce mois marqué par le jeûne, les malades chroniques et particulièrement les diabétiques, devront être encore plus vigilants. Contrôles réguliers de la glycémie, respect des équilibres alimentaires… Tour d’horizon pratique des conseils santé avec Véronique Germain, diététicienne à l’hôpital Nord de Marseille.

Le Ramadan est un mois de jeûne d’une importance capitale. Aussi explique Véronique Germain, « une préparation en amont est-elle nécessaire » pour les diabétiques de confession musulmane.

« Pour les diabétiques de type 2, une consultation médicale quelques jours avant le début du ramadan est nécessaire afin de répartir leurs prises médicamenteuses dans la journée, le matin et le soir », poursuit-elle. « Et pour ceux qui souffrent d’un diabète de type 1, ou qui sont traités pour un diabète de type 2 justifiant la prescription d’insuline, c’est parfois impossible. Les patients doivent alors renoncer au jeûne ». Et c’est naturellement, parfaitement autorisé sur le plan religieux.

Quelques aménagements d’ordre alimentaire

Aux diabétiques qui dans entame aujourd’hui ce mois sacré, notre diététicienne adresse quelques recommandations essentielles :

 Pour le repas de rupture du jeûne, il est préférable de se limiter à une pâtisserie et d’éviter les boissons sucrées ;
 Privilégiez aussi le thé à la menthe, sans sucre ;
 Hydratez-vous. , Buvez de l’eau en petites quantités et de manière régulière, le matin et le soir.

Que faire aussi, au regard de la tradition selon laquelle le jeûne doit être rompu en mangeant des dattes ? Là encore, c’est permis. « Mais à la condition de n’en prendre qu’une seule, pas plus. Car la datte est un aliment très sucré ».

Eviter les variations de glycémie

La régularité biologique est essentielle à l’équilibre du diabétique. L’objectif est donc bien entendu, de toujours limiter les pics ou les chutes de glycémies. En cette période de bouleversements dans les rythmes et les prises alimentaires, ce n’est pas toujours simple. Outre le sucre, les graisses aussi devront être évitées. Pour cela, Véronique Germain recommande de privilégier les cuissons au four, plutôt qu’à l’huile. Pensez-y pour les bricks, notamment.

Pris avant l’aube, le repas du matin devra « être composé pour l’essentiel, à base de sucres lents. La semoule, le pain ou les crêpes traditionnelles permettront de « tenir » toute la journée ».

Vous êtes diabétique ? Surveillez bien votre glycémie, en vous piquant le bout du doigt au moins deux fois dans la journée. Effectuez aussi ce contrôle si vous éprouvez une sensation de malaise. Et « si votre glycémie descend au-dessous de 0,60g/L, re-sucrez vous rapidement en prenant un verre de jus de fruit ou trois dattes » conclut-elle. Et à la moindre question naturellement, interrogez votre médecin.

 

Source : Interview de Véronique Germain, diététicienne à l’hôpital Nord de Marseille – 4 juillet 2012

 

 


 

Diabète : la fronde des médecins français

 

La France a-t-elle un train de retard dans la prise en charge du diabète de type 2 ? Une chose est certaine : la Haute Autorité de Santé (HAS) tarde à rendre publiques ses nouvelles recommandations en la matière. Du coup, des spécialistes français parmi les plus reconnus tapent du poing sur la table ! Las d’attendre, ils ont tout bonnement décidé… de faire traduire puis de diffuser à leurs confrères les recommandations de bonnes pratiques élaborées par les autorités américaines et européennes. Un passage en force ?

Souvenez-vous : en mai 2011, le Conseil d’Etat abrogeait la recommandation de la HAS relative aux bonnes pratiques de prise en charge du diabète de type 2. L’institution avait alors reconnu le bien-fondé d’une démarche mettant en cause l’indépendance de certains experts. La HAS s’était donc logiquement conformée à sa décision. Un nouveau groupe de travail a été constitué, chargé d’émettre sur de nouvelles recommandations. Celles-ci devaient être publiées en février 2012, un délai qui semblait plus que raisonnable.

Les dernières recommandations encore en vigueur, remontent en effet à 2006. Depuis lors de l’eau a coulé sous les ponts, et les approches thérapeutiques ont connu de réels changements. Il est donc indispensable que soit finalisé un nouveau texte. Selon la note de cadrage élaborée par le HAS, celui-ci doit s’articuler autour des « objectifs glycémiques cibles et de la stratégie médicamenteuse (avec une évaluation médico-économique) ». Le problème, c’est que ce texte a d’ores et déjà 4 mois de retard…

« Je ne sais pas ce qu’il y a dans ce texte à venir et qui va bien finir pas sortir », nous explique le Pr Michel Marre (Hôpital Bichat – Paris). Las d’attendre et peu en phase avec les « vieilles » recommandations de 2006, ce spécialiste – il est le Président de la Société francophone du Diabète, s’est joint à des confrères pour faire traduire les « recos » des autorités américaines et européennes. Ils passent désormais à l’acte et les diffusent aux professionnels. Ces recommandations souligne Michel Marre, « placent vraiment le patient au cœur de la stratégie (thérapeutique). Elles laissent une grande place à la personnalisation des traitements. En faisant traduire ces textes, notre objectif est de donner une info sage (sic) à nos collègues ». Sans attendre la HAS.

Et qu’en pense la HAS ?

Depuis le printemps 2011 justement, le Pr Jean-Luc Harousseau préside le Collège de la Haute Autorité. Face à l’événement, il s’attache à calmer le jeu. « Je ne prends pas ça comme une fronde ou un désir de court-circuiter la HAS », nous explique-t-il. « Il me paraît normal que les sociétés savantes émettent des recommandations en leur sein. De nôtre côté, nous avons une vision multidisciplinaire qui prend en compte tous les acteurs. Et cela dans le respect de l’indépendance intellectuelle et la recherche d’une grande rigueur scientifique. Ces recommandations – celles que publient les diabétologues français – sont incluses dans la réflexion du groupe de travail de la HAS ».

Cette réflexion est certes loin d ‘être terminée, puisque les recommandations de la HAS finalement, ne seraient pas prêtes avant la fin 2012. Ce qui représente pratiquement un an de retard. La HAS est-elle trop lente dans son processus de décision ? Arrivé à la tête de l’institution l’an dernier, le Pr Harousseau avait d’emblée demandé davantage de réactivité. « Ce délai s’expliqué par notre difficulté à trouver des experts qui puissent apporter toute leur expérience et qui surtout, n’aient aucun lien d’intérêt avec l’industrie pharmaceutiques », conclut-il.

Aller plus loin :

 Téléchargez les recommandations de l’American Diabetes Association (ADA) et l’European Association for the Study of Diabetes (EASD) concernant la prise en charge de l’hyperglycémie chez le patient diabétique de type 2.

Source : Interview du Pr Jean-Luc Harousseau, 7 juin 2012 – Interview du Pr Michel Marre, 5 juin 2012

 

 


 

Diabète : et si on s’intéressait au malade ?

 Dans la prise en charge du diabète, il est indispensable d’aboutir à « une prise en charge centrée sur le malade, et non plus sur la maladie », affirme le Pr Jacques Bringer (CHU de Montpellier). La 1ère Journée de prévention du risque cardiométabolique a été organisée ce jeudi à l’Académie nationale de médecine, pour dégager des réponses neuves à ce problème de santé publique. Des spécialistes de renom, mais aussi des associations de patients unissent aujourd’hui leurs voix pour demander que la prise en charge du diabète de type 2 évolue enfin, en France. Leur demande ? La mise en place de traitements plus personnalisés. Voilà qui peut sembler logique. Mais dans les faits, ce serait un profond bouleversement.

Pour le Dr Jacques Bringer, « l’enjeu est d’en finir avec cet empilement de traitements, que nous rencontrons chez les diabétiques ». Et pour cause. Bien souvent, le diabétique n’est pas que diabétique. Il présente ce que les médecins appellent des comorbidités. Autrement dit, des pathologies associées à son diabète comme l’obésité, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie...

Des patients en danger ?

« Dans ces conditions » poursuit le Pr Bringer, « si l’on se fie aux recommandations actuelles, la prise en charge de ces patients consiste en une association de traitements visant à atteindre les valeurs cibles dans chaque pathologie. Ce qui au final, peut se retourner contre le malade ». A ses yeux, « le fait de suivre à la lettre les recommandations propres à chacune des maladies chroniques rencontrées chez un patient, peut même s’avérer dangereux ». Il fait notamment allusion, ici, au risque d’interactions médicamenteuses.

A l’appui de sa démarche, Jacques Bringer cite une enquête qu’il a menée auprès de 103 médecins généralistes. Certes le panel n’est pas représentatif de la population médicale française mais il n’empêche que « si l’on se fie aux résultats de ce travail, les recommandations actuelles semblent mal adaptées à la pratique clinique ». Et pour cause, seulement 37% des médecins interrogés les appliqueraient de façon systématique.

2,5 millions de diabétiques de type 2

Le président de la Société francophone du Diabète, le Pr Michel Marre (Hôpital Bichat – Paris), souligne pour sa part qu’ « un individu de tel ou tel âge doit être pris en compte en fonction de ses comorbidités et de son approche de la maladie. Ensuite, et après avoir échangé avec lui, il est possible de définir le soin le plus adapté, celui auquel il adhérera le mieux. Il faut donc, individualiser le traitement ».

Cette nouvelle approche, centrée sur la personnalisation, revient « à définir des priorités en fonction de la sévérité des différentes comorbidités », enchaîne le Pr Bringer. En résumé, « il convient de hiérarchiser, et de cesser d’empiler les traitements ! » En France, environ 2,5 millions patients, diabétiques de type II sont potentiellement concernés. Il y a donc du pain sur la planche…

Source : 1ère Journée de prévention du risque cardiométabolique, Paris, 7 juin 2012 - Interview du Pr Jacques Bringer, 5 juin 2012 - Interview du Pr Michel Marre, 5 juin 2012

 

 


 

 

Contre le diabète, bougez !

 « Le sport joue un rôle majeur dans la régulation du diabète… et ce quel que soit le diabète concerné, diabète de type 1 ou de type 2 ». Pour le Pr Claude Jaffiol, endocrinologue et membre de l’Académie nationale de médecine, si l’activité physique est bonne pour la santé de tous, elle l’est encore davantage pour les diabétiques.

Vous souffrez d’un diabète de type 2, qui représente la forme la plus courante de la maladie. Sachez donc, que cette forme de diabète se distingue par une augmentation constante de la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. « Le diabète de type 2 est souvent associé à une obésité », nous explique le Pr Jaffiol. « Ainsi la pratique régulière d’une activité physique permet-elle de diminuer le glucose sanguin et de réduire la surcharge pondérale. Ensuite, le sport agit également sur l’insulinorésistance. Dans le cas d’un diabète de type 2, l’insuline n’est pas bien utilisée par le muscle et son effet régulateur de la glycémie, s’exprime moins bien. Or en bougeant, le patient optimise l’utilisation de l’insuline ». Marche, natation, vélo ou jardinage… bougez-vous. Cela fait partie intégrante de la prise en charge.

Vous êtes atteint d’un diabète de type 1. Là encore, le sport vous sera bénéfique. C’est vrai, les diabétiques insulinodépendants - c’est ainsi que sont également appelés les diabétiques de type 1 - doivent se montrer particulièrement vigilants. Le risque principal les concernant, est lié à l’apparition d’une hypoglycémie. « Il est donc très important d’éduquer les malades à l’alimentation qu’ils doivent adopter avant, et pendant leur activité » poursuit Claude Jaffiol. « Ils doivent être bien informés, et sensibilisés au rôle que jouent les sucres lents en amont de l’effort, et les sucres rapides pendant l’activité. »

Quel sport choisir ? « La réponse n’est pas si simple » reconnaît notre spécialiste. « Chaque cas est unique. Il est donc nécessaire de s’adapter au profil de chacun, selon son âge et son état cardiovasculaire, et en fonction de ses conditions de vie socio-économiques… » Alors parlez-en avec votre médecin traitant. Il saura vous écouter, vous guider et vous accompagner dans cette démarche pédagogique…

Source : Interview du Pr Claude Jaffiol, 5 juin 2012

 

 


 



Trop de diabétiques s'ignorent encore.

 

Cette semaine, de nombreux laboratoires proposent de mesurer gratuitement le taux de glycémie à jeûn. A. GELEBART / 20 MINUTES

Prévention Dans 10 % des cas, la maladie est découverte à l'occasion d'un problème de santé

Près de 700 000 Français sont des diabétiques qui s'ignorent. Un fléau que révèle l'Association française des diabétiques à l'occasion de la première Semaine nationale de prévention du diabète, qui se déroule jusqu'à dimanche. « Si le chiffre est si élevé, c'est d'abord parce qu'il s'agit d'une maladie sournoise et silencieuse. En moyenne, il se passe entre cinq et dix ans entre le moment où elle se déclare et son diagnostic. Et dans 10 % des cas, le diabète est découvert à l'occasion d'une complication de santé, comme un infarctus », explique le Pr Patrick Vexiau, chef du service diabétologie à l'hôpital Saint-Louis de Paris et secrétaire général de l'Association française des diabétiques. Autre raison expliquant que cette maladie puisse rester dans l'ombre : « Peu de personnes se font mesurer la glycémie à jeûn, car ils sont en parfaite santé et que leur médecin ne prescrit pas cet examen. Or, c'est le seul moyen de diagnostiquer le diabète », souligne le Pr Vexiau. Par ailleurs, certains patients auxquels on détecte une glycémie modérément élevée ne poussent pas plus loin les investigations, par peur du diagnostic.

Savoir pour réagir vite
Une situation d'autant plus grave que le nombre de diabétiques non dépistés a tendance à augmenter ces dernières années. « Sous le joug de la précarité, certaines personnes ont moins accès aux soins et ont donc moins de chances d'être détectées », confirme Patrick Vexiau. Or, le professeur insiste sur « l'importance d'un diagnostic précoce pour pouvoir stabiliser le diabète, en adoptant une alimentation équilibrée, en pratiquant une activité physique régulière et éventuellement en suivant un traitement ». Pour remédier à cette ignorance dangereuse, l'Association française des diabétiques vient de lancer le site contrelediabete.fr, sur lequel les internautes peuvent tester leurs risques à l'égard de la maladie. En fonction des résultats, ils reçoivent des préconisations adaptées. « Par ailleurs, toute cette semaine, de nombreux laboratoires vont proposer gratuitement une mesure de la glycémie à jeûn », précise Patrick Vexiau.

delphine bancaud

 


Pas de fin du monde avant l'an 3500, sauf erreur !

Des archéologues américains viennent de découvrir les plus anciens calendriers mayas connus.

Ouf, nous sommes sauvés ! Revendez tout de suite vos bunkers : la fin du Monde n'aura pas lieu le 21 décembre 2012, contrairement à ce que prétend la rumeur populaire. Celle-ci s'appuierait sur une prédiction décelée dans les calendriers Mayas. Or des archéologues américains viennent de découvrir les plus anciens calendriers mayas connus, sur les murs d'une habitation au Guatemala. Et ceux-ci vont bien au-delà de la date tant redoutée, rapporte le magazine Science.

"Au-delà de l'an 3500"

"Les anciens Mayas prédisaient que le monde continuerait et que dans 7.000 ans les choses seraient exactement comme elles étaient alors", explique l'archéologue William Saturno de la Boston University, qui a dirigé ces fouilles. "Certains calendriers d'ailleurs vont même au-delà de l'an 3500 de notre calendrier chrétien", rapporte également le site Slate.fr.

Dans l'une des pièces de cette demeure, les murs en effet sont couverts de glyphes (des caractères gravés dans la pierre) dont un grand nombre sont des chiffres représentant des calculs liés aux différents cycles calendaires de cette civilisation. Il s'agit d'une éphéméride cérémoniale de 260 jours, du calendrier solaire de 365 jours, ainsi que du cycle annuel de 584 jours de la planète Vénus et celui de 780 jours de Mars.

L'obsession de la fin du monde

"Nous sommes aujourd'hui toujours en quête de signes que le monde va s'arrêter alors que les Mayas recherchaient au contraire des assurances que rien ne changerait, c'est un état d'esprit totalement différent", commente William Saturno.

"L'annonce pourrait paraître anecdotique, mais l'obsession de la fin du monde n'est pas si marginale", ajoute le Monde.fr. Le site rappelle en effet que selon un sondage international de l'institut Ipsos, près de 15% des Terriens pensent faire de leur vivant l'expérience de la fin du monde, et ils sont près de 10% à penser, conformément à la prophétie maya, qu'elle pourrait se produire en décembre. Ceux-ci peuvent maintenant se rassurer, ou au moins changer de prophétie.

    

    


 

Pollution atmosphérique : mieux informer sur les risques

 

Le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) vient de publier un rapport sur La pollution dans l’air ambiant. Ses responsables critiquent la politique actuelle centrée uniquement sur la gestion des « pics » de pollution.

 

La pollution par les particules est à l’origine du développement des maladies cardiovasculaires, respiratoires, des cancers et des allergies. Générée essentiellement par les transports et les activités industrielles, elle est chaque année responsable directement ou indirectement de 400 000 décès prématurés en Europe.

« Pour lutter efficacement contre les particules en suspension dans l’air et garantir une meilleure qualité de l’air au long cours, une politique centrée sur la gestion des ‘pics’ de pollution n’est pas suffisante », explique Denis Zmirou-Navier du HCSP.

 

A ses yeux, « la priorité doit être donnée à la réduction des expositions chroniques, significativement plus néfastes en termes de santé publique ». Selon la HCSP, une baisse de la moyenne annuelle des concentrations en particules atmosphériques aurait donc une incidence beaucoup plus importante sur la baisse de la mortalité. « Elle permettrait également de réduire significativement l’occurrence des ‘pics’ de pollution ».

Enfin pour Denis Zmirou-Navier, il est essentiel de mieux sensibiliser le public. « Une information régulière et ciblée est indispensable pour sensibiliser efficacement la population générale et les professionnels sur les risques liés à la pollution ».

Aller plus loin : prendre connaissance de la synthèse du rapport.

Source : HCSP, 2 mai 2012

 


 

Diabète : au lieu de vous brimer, mangez varié et équilibré !

 

 Les diabétiques le savent bien : leurs choix nutritionnels font partie intégrante de leur prise en charge. Seulement parfois, faute de temps de moyens ou… d’envie, il est plus difficile de se préparer un repas complet et équilibré. Voici quelques astuces pour se composer chaque jour, une « assiette santé ».

Pas le temps de cuisiner ?

 Entre activité professionnelle et vie de famille, il reste parfois peu de temps pour la préparation des repas. Pour autant, ne dépendez pas des plats tout prêts. Ils sont bien souvent, trop gras et trop salés. Pour limiter le temps que vous passerez en cuisine :

                         Choisissez des recettes composées de 4 à 5 ingrédients au maximum. Vous gagnerez en temps de préparation et de cuisson ;
 Optez pour des préparations de base, faciles à réaliser : des salades, des soupes…

 Diversifiez vos méthodes de cuisson : les mêmes légumes préparés en gratin, sautés ou à la vapeur auront ainsi des saveurs différentes.

 Votre budget alimentaire est limité ?

Il est toujours possible de faire rimer budget serré et alimentation équilibrée.

 Préparez votre liste de courses : avant de partir au supermarché, évaluez les quantités dont vous aurez besoin pour la semaine. Cela vous permettra de ne pas gâcher la nourriture. En cas de surplus, pensez à la « solution congélation. » ;

 Optez pour des fruits et légumes de saison, et comparez les prix entre les enseignes ;

 Préférez des aliments non-transformés : fruits, légumes, laitages, œufs…

 Manger moins sucré et moins gras, c’est facile !

Ce n’est pas parce que vous êtes diabétique que le sucre doit être banni de votre alimentation. Il peut occasionnellement s’inviter à votre table, après un repas équilibré.

 Au lieu d’un fruit au dessert, accordez-vous par exemple, un carré de chocolat avec votre café, ou un sorbet en été ;

 Mangez une crème dessert aromatisée à la vanille ou au chocolat. Elle remplacera un laitage et un fruit ;

 Si vous craquez pour une tarte aux fruits, ne prenez pas aussi des féculents et un fruit.

Les graisses en revanche, se révèlent plus sournoises et donc plus difficiles à traquer. Pas moins de 50% des graisses que nous absorbons en effet, sont dites « cachées ». Au quotidien :

 Limitez la consommation de produits qui en sont riches comme le beurre, la crème fraîche, le fromage, la charcuterie…

 Préférez des modes de cuisson qui limiteront le besoin de matières grasses ajoutées ;

 Si vraiment vous ne pouvez vous en passer, choisissez de préférence des graisses d’origine végétale ;

 Privilégiez les poissons gras et les autres produits de la mer, au moins une fois par semaine.

Convenez que ce ne sont pas là, des principes bien compliqués… Combinez cela avec une bonne hygiène de vie, une activité sportive modérée mais régulière et un suivi médical adapté et une surveillance de votre glycémie. Pour ce faire, vous pourrez recourir à un lecteur spécialisé. Vous disposerez ainsi de toutes les armes pour lutter contre votre diabète. Et à la moindre question, demandez conseil à votre médecin.

 

Aller plus loin : Consultez le Guide Diabète et Alimentation, édité par l’Association française des Diabétiques (AFD).

 

 



 

 Diabète : prévenir par la solidarité

Selon les premiers résultats d’une étude en cours sur le diabète sucré menée par le Pr Claude Jaffiol, (Académie nationale de médecine) « la prévalence du diabète en France, est de 3 à 4 fois plus élevée parmi les précaires que dans la population non précaire ». Quelles en sont les raisons ? Coup de projecteur sur une initiative originale qui combine prévention, et lutte contre la précarité sociale.

 

La plupart du temps, celle-ci est associée à un appauvrissement de la ration alimentaire en fruits et légumes, en protéines, en fibres, en vitamines. Il y a en revanche, une « sur-présence » de féculents, de corps gras et de boissons sucrées. Ce cocktail favorise l’installation d’un diabète de type 2. Pour inverser cette tendance, l’Association nationale de Développement des Epiceries Solidaires (ANDES) en partenariat avec deux laboratoires pharmaceutiques (Boehringer Ingelheim et Lilly) lance une initiative visant à informer les populations fréquentant ses épiceries.

« Les problématiques de santé touchent en majorité les populations en butte à des difficultés économiques », explique Guillaume Bapst, le directeur de l’ANDES. « Nos bénévoles ont été formés pour sensibiliser et éduquer ces clients ». Cette initiative – inédite - est pilotée par un comité d’experts qui rassemble des professionnels de santé : diabétologues, nutritionnistes et médecins généralistes. « Les bénévoles pourront proposer (…) des conseils d’hygiène alimentaire », poursuit-il. Le programme débute par une phase pilote en Ile-de-France, à la mi-avril. Il sera ensuite décliné dans l’ensemble du réseau tout au long de l’année 2012.

L’objectif est de sensibiliser les clients, et de les amener à s’interroger sur les risques inhérents à leurs comportements alimentaires. Ceci devrait ensuite favoriser dans un second temps, l’adoption d’une démarche plus responsable pour la prévention et la prise en charge du diabète. Pour en savoir davantage sur l’ANDES et sur son mode de fonctionnement, rendez-vous sur http://www.epiceries-solidaires.org/.

 

Source : Précarité sociale et
diabète sucré – « incidence de la précarité sur la maladie diabétique : prévalence, suivi, prise en charge et qualité de vie », Professeur Claude Jaffiol – membre de l’Académie nationale de médecine. XXIèmes journées Lilly Diabète – 23 & 24/01/2012 - Interview de Guillaume Bapst, 23 mars 2012

 


 

 

L’humanitaire, c’est la lutte contre l’indifférence

Le Code d’Hammourabi, l’épopée de l’Ordre de Malte, l’appel de Saint-Vincent de Paul, l’œuvre philosophique de Jean-Jacques Rousseau et son Contrat social… L’histoire de l’humanitaire plonge ses racines aussi bien dans l’Antiquité, la chrétienté que dans le siècle des Lumières. « C’est l’histoire de l’Humanité » dit avec conviction le Pr Marc Gentilini. Ancien président de la Croix-Rouge française, et de l’Académie nationale de Médecine, il revient pour l’agence de presse Destination Santé, sur la naissance de l’humanitaire moderne. Avec passion et raison, il débute notre entretien par l’évocation d’une rencontre fondamentale, celle de Napoléon III et d’Henri Dunant.

« Un Suisse un brin rêveur voulait rencontrer Napoléon III et lui demander d’intercéder pour la conduite de ses affaires en Algérie. Le 24 juin 1859, il arrive à Solferino (près de Mantoue dans la province italienne de Lombardie, n.d.l.r.) et découvre un champ de bataille. Effaré par la cruauté à laquelle il est confronté, il prend la décision d’essayer de sauver tous les blessés. » Lentement, Marc Gentilini délie les fils de cet épisode qui sera crucial pour la suite des événements.

Solferino, la naissance de la Croix-Rouge

C’est après ce traumatisme qu’Henri Dunant publie « Un souvenir de Solferino ». « A défaut d’empêcher la guerre, il faut pense-t-il, l’humaniser, améliorer le sort des victimes. Ce livre lui permet de sensibiliser le monde à l’idée de créer un organisme qui pourrait régenter sur les champs de bataille, la survie des blessés et le traitement des morts. Et c’est ainsi que va naître avec beaucoup de difficultés, la Croix-Rouge internationale ».

Dans un premier temps, il fonde le Comité international de secours aux blessés. Peu de temps après, il sera rebaptisé peu de temps après Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Nous sommes en 1863 », précise le Pr Marc Gentilini. Quatorze ans à peine, après Solferino.

« C’est ensuite que sont nées les Conventions de Genève. Il est important de rappeler que trois conventions existaient avant la Seconde Guerre mondiale. La première concernait les combattants de terre et de l’air. La deuxième, les personnels maritimes et la troisième les prisonniers de guerre. Seuls les belligérants étaient concernés. C’est après la Seconde Guerre mondiale seulement que la quatrième convention, concernant les populations civiles, réclamée par Genève et refusée par les démocraties européennes avant guerre a pu enfin être signée. »

Constamment révisées et complétées par des protocoles additionnels, les Conventions de Genève de 1949 et les Conventions de La Haye de 1899 forment ensemble le droit international humanitaire contemporain. A cet instant de l’entretien, Marc Gentilini rappelle le rôle essentiel de la Croix-Rouge dans le respect de ces conventions. « Le Comité international de la Croix-Rouge, c’est un peu l’ONU de l’humanitaire. Chaque société nationale de la Croix-Rouge est liée à son gouvernement, mais elle est tenue à l’indépendance et à la neutralité. » Une notion capitale pour comprendre la scission opérée par les French Doctors au moment de la guerre du Biafra (1968-1970). « C’est la grande différence entre la Croix-Rouge, et toutes les organisations qui sont nées après la guerre du Biafra. Bernard Kouchner et les autres sont partis dans ce pays d’Afrique sous le label de la Croix-Rouge française, dans le cadre du CICR. Il y a eu rupture, parce qu’ils ont préféré s’engager publiquement en faveur d’une des deux parties en guerre. Ils étaient donc en opposition totale avec les principes de la Croix-Rouge sur la neutralité absolue. Par la suite, cette position a été érigée en droit d’ingérence. Ainsi sont nés Médecins sans Frontières puis Médecins du Monde ».

L’arrivée de l’humanitaire spectacle

C’est à cette époque également, qu’est apparu l’humanitaire spectacle. Si Marc Gentilini concède avec une certaine amertume, que ce dernier peut être nécessaire, il ne cache pas son scepticisme. « Le spectaculaire, c’est relativement facile. Vous avez les images de la télévision, et donc la possibilité de faire des appels à dons rentables. Mais le fond du problème ce n’est pas une explosion dans une centrale nucléaire, un tsunami ou un tremblement de terre à travers la planète. L’humanitaire, le vrai, c’est celui qui se vit au quotidien, pour tous ceux sur cette planète qui n’ont pas droit au même regard que les touristes balayés un jour par un tsunami. »

C’est avec passion que l’académicien insiste sur la dimension quotidienne du combat humanitaire. « Cela passe par la distribution de repas, de vêtements, la lutte contre l’analphabétisme, le logement d’un SDF, le sauvetage d’un clandestin... Autant d’actions qui doivent être menées dans l’ombre de la discrétion. Mais le vrai combat de l’humanitaire c’est la lutte permanente contre l’indifférence, ce grand mal de l’humanité, l’indifférence aux autres. »

Aller plus loin :

Les précédents lundis de l’Académie :

 La médecine humaine ? Elle doit tant aux vétérinaires – Entretien avec le Pr Charles Pilet ;
 Quand la chirurgie panse le cœur des hommes – Entretien avec le Pr le Pr Daniel Loisance ;
 Louise, Amandine… 34 ans de FIV et d’aventure humaine ! – Entretien avec le Dr Jacqueline Mandelbaum ;
 L’obstétrique : 60 ans de révolutions modernistes… - Entretien avec le Pr Roger Henrion ;
 De la médecine des fous à celle de l’esprit : regard sur la psychiatrie… - Entretien avec le Pr Jean-Pierre Olié ;
 De Marie Curie à nos jours, les rayonnements de la radioactivité en santé – Entretien avec le Pr André Aurengo ;
 Maurice Tubiana : la force de la science – Entretien avec le Pr Maurice Tubiana.

Source : Interview du Pr Marc Gentilini, 21 septembre 2012

 

 


 

Disparition des abeilles : c’est bien à cause des pesticides

 

Si depuis plusieurs années les populations d’abeilles tendent à disparaître, c’est en raison du Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Un phénomène qui préoccupe beaucoup les entomologistes du monde entier. Deux études publiées par le magazine Science mettent en avant le rôle joué par certains insecticides, les « néonicotinoïdes. Or ces derniers sont les plus couramment utilisés dans le monde.

Les abeilles perdues…

Des chercheurs français se sont penchés sur l’hécatombe qui frappe les populations d’abeilles. Mickaël Henry et ses collègues, de l’Institut national de Recherche agronomique (INRA) d’Avignon, ont marqué 653 abeilles en collant sur leur thorax une puce à radio-identification dite « RFID ». Ces dispositifs leur ont permis de suivre leurs allées et venues. Les scientifiques, ayant exposé certaines de ces abeilles à une dose du pesticide thiamethoxam, ont observé qu’elles avaient risquaient deux à trois fois plus de mourir loin de leur ruche. Elles se trouvaient en effet incapables de rejoindre cette dernière, le pesticide interférant avec leur système de localisation.

Les bourdons en manque d’appétit

Dans un second travail, une équipe de l’Université de Stirling en Ecosse, a exposé des colonies de bourdons de l’espèce Bombus terrestris, encore en développement, à de faibles niveaux d’un autre pesticide, l’imidaclopride. Les doses utilisées étaient comparables à celles auxquelles sont exposés les insectes dans la nature.

Les chercheurs ont ensuite placé les bourdons dans un terrain clos. Ils ont ainsi pu s’alimenter pendant six semaines dans des conditions naturelles. Or au terme de l’essai, il s’est avéré que les bourdons des colonies exposées à l’imidaclopride avaient pris moins de poids (entre 8% et 12% de moins) que ceux des colonies du groupe contrôle.

Source : Science, 29 mars 2012

 


 


La pharmacie à travers… les siècles !

 Truffé d’anecdotes savoureuses sur les remèdes anciens, Une histoire de la pharmacie, remèdes, onguents, poisons nous propose une plongée dans l’histoire de la pharmacie. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, découvrez au fil des 224 pages joliment illustrées, comment les apothicaires sont devenus des pharmaciens.

A l’image du « précédent » intitulé Une histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate, cet ouvrage est né de la collaboration d’éminents scientifiques, dont le généticien Axel Kahn. Il a également été réalisé en partenariat avec l’Université Paris-Descartes.

Richement illustré grâce aux ressources iconographiques de la Bibliothèque interuniversitaire de santé, ce « beau livre » nous conte une histoire qui va de l’Antiquité au XXIe siècle. Il vous fera découvrir les progrès réalisés à travers les âges, des plus surprenants aux plus importants. « L’utilisation codifiée des plantes et autres substances naturelles est vieille d’au moins 54 siècles » révèle ainsi Axel Kahn dans sa préface.

Des connaissances qui se sont accumulées au fil du temps, entre « savoir empirique et univers magique », le récit détaille par exemple, l’utilisation qui était faite de plantes comme la mandragore, pour réaliser des philtres guérisseurs. La légende est largement répandue dans la littérature, en référence aux préparations maléfiques, onguents et autres poisons concoctés par les sorciers.

Les dernières pages sont consacrées aux médicaments modernes. Elles décrivent les premiers fondements de la « révolution chimique » du XXe siècle, ainsi que les méthodes de recherche industrielle de l’industrie pharmaceutique. Un panorama complet, pour découvrir ou mieux comprendre la pharmacie, de ses balbutiements à nos jours. Une histoire de la pharmacie, remèdes, onguents, poisonsEditions de La Martinière – 224 pages -35 euros

 


 

Dans nos campagnes, des bus pour les yeux…

Pionniers dans la prévention de la rétinopathie diabétique, les médecins de l’Union régionale des Professionnels de Santé libéraux (URPS) de Bourgogne reprennent la route jusqu’au 18 avril. Objectif, sillonner les quatre départements de la région pour proposer un dépistage gratuit de la rétinopathie diabétique. L’opération s’adresse donc aux diabétiques connus, chez lesquels le risque de complications oculaires est bien connu.

En 2011, une campagne itinérante bâtie sur le même modèle avait permis à 280 patients - sur 56 000 diabétiques dans la région - d’être pris en charge à temps par un ophtalmologiste. Cela fait sept ans que le camion laboratoire, équipé d’un matériel médical perfectionné, sillonne les routes de la Côte d’Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne.

A son bord, l’orthoptiste Karima Brassac, effectue en moyenne, 20 dépistages par jour. « L’auscultation se fait par mes soins, dans le camion même. Une plateforme informatique permet ensuite de télétransmettre des clichés aux ophtalmologistes du CHU, qui sont responsables de leur interprétation ». Les patients chez lesquels un risque a été identifié sont ensuite orientés vers un spécialiste, qui prend le relais du suivi et le cas échéant, met en œuvre un traitement.

Pour Dominique Petit-Perrin, Président de l’URPS Médecins libéraux de Bourgogne, « cette campagne a pour but de déceler à temps les symptômes non visibles de la maladie, et de prévenir son évolution ». Elle s’adresse en priorité aux diabétiques vivant dans des zones reculées et dépourvues de médecins. Ces malades en effet, sont nombreux à ne jamais consulter un ophtalmologiste : pas de moyens de locomotion, pas d’accès aux spécialistes en milieu rural, méconnaissance des conditions de prise en charge…

Rappelons que la rétinopathie diabétique lorsqu’elle est détectée à temps, peut être enrayée. A l’inverse, lorsqu’on la laisse évoluer durant des années sans la traiter, elle peut entraîner la cécité. Pour davantage d’informations, consultez le site internet de l’URPS Médecins libéraux de Bourgogne à www.urps-med-bourgogne.org.

Signalons également Ophtabus, une autre initiative au profit des populations rurales. Les équipes de l’Association française pour le Dépistage, la Prévention des Maladies de la Vision y proposent des actions de dépistage, de prévention, et d’informations. Pour en savoir davantage www.ophtabus.fr.

Source : URPS Médecins libéraux de Bourgogne, mars 2012 ; Interview de Karima Brassac, 8 mars 2012

 

 


 

Diabète : près de 500 millions de malades en 2030

Le diabète serait à l’origine de 4,6 millions de décès dans le monde, chaque année. Les deniers chiffres de la Fédération internationale du Diabète (FID) donnent le tournis. Le monde aujourd’hui, compte 366 millions de diabétiques et selon les estimations, ce nombre devrait atteindre 552 millions en 2030. Il existe plusieurs types de diabète. Le diabète de type I concerne en majorité les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Il s’agit d’une maladie auto-immune – c’est-à-dire que l’organisme du malade se retourne contre lui-même qui conduit à la destruction complète des cellules pancréatiques chargées de la production d’insuline. Le patient n’en produit plus assez, ce qui explique pourquoi ce type de diabète nécessite des injections quotidiennes d’insuline. Les causes de ce diabète ne sont pas clairement identifiées. Les scientifiques évoquent des modifications au niveau de l’environnement, de l’alimentation.

Le diabète de type 2 est le plus fréquent des diabètes, puisqu’il concentre à lui seul 90% des cas mondiaux. Il est caractérisé par un défaut dans l’utilisatiol’insuline. La maladie se développe de façon silencieuse, pendant sept à dix ans, sans le moindre symptôme. Dans la plupart des cas, c’est une complication du diabète qui fera poser le diagnostic.

Autre forme de la maladie, le diabète gestationnel. En France, une future maman sur huit est concernée par cette intolérance au glucose qui apparaît en cours de grossesse. Elle disparaît le plus souvent après l’accouchement. Cependant le risque de récidive de cette forme de diabète varie de 30% à 84% selon diverses études. D’où l’importance de bien informer les femmes enceintes… et surtout de leur proposer un suivi post-partum.

Une maladie de pauvres ?

Les causes de cette véritable épidémie – principalement le diabète de type 2 - sont aujourd’hui bien identifiées : sédentarité, mauvaise alimentation, obésité, antécédents familiaux de diabète. Ainsi la prévalence du diabète est-elle en France 5 à 6 fois plus élevée parmi les obèses - hommes et femmes - que chez les personnes dont le poids est normal.

La FID est catégorique, « 80% des diabétiques de type 2 sont également obèses ». Et la dimension sociale de la maladie prend une ampleur considérable. En France par exemple, les ouvrières les employées ou les femmes n’ayant jamais travaillé ont un risque de diabète 2 à 3 fois supérieur aux femmes qui ont un statut de cadres. En France comme ailleurs, le diabète est de plus en plus une maladie des pauvres.

 

Source : Fédération internationale du Diabète, Association française des Diabétiques, sites consultés le 19 décembre 2011

 


 

Diabète : Le Bisphénol A dans la ligne de mire

Le Bisphénol A, un perturbateur endocrinien, favoriserait, selon deux études, l'apparition du diabète de type 2 chez l'homme et l'obésité.
Aujourd'hui, il y a 220 millions de diabétiques dans le monde Scoopdyga
Un rapport de l'Agence national de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) avait déjà conclu que le Bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien suspecté d'être en cause dans l'augmentation importante, et encore non expliquée, de maladies liées au système hormonal, comme certains cancers, avait des effets « avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme, même à de faibles niveaux d'exposition ». Les effets du BPA portent sur la reproduction, le métabolisme des sucres et des graisses, ainsi que le système cardiovasculaire.
Ce rapport avait donné lieu à l'interdiction en 2010 des biberons contenant du BPA, et à la recommandation de l'Agence de remplacer « sans tarder » la molécule, utilisée pour fabriquer de très nombreux plastiques, notamment dans les matériaux au contact des aliments. L'interdiction du Bisphénol dans les boites de conserve ou les emballages sous vide sera finalement votée à l'unanimité. Elle deviendra effective en 2014, et dès 2013 pour les contenants alimentaires de produits destinés aux enfants de moins de 3 ans.
366 millions de diabétiques en 2030
Aujourd'hui, c'est au tour de plusieurs études de pointer du doigt le BPA comme étant une substance dites « diabétogènes », peut-on lire sur Actualités News Environnement. Parmi les plus récentes, celle du l’équipe du Dr Angel Nadal de l'Université Miguel Hernandez Elche à Alicante, en Espagne, publiée le 8 février dans la revue PLoS ONE, qui démontre qu'après imprégnation au BPA, on observe une libération d'insuline anormale chez l'homme. Ceci contribue, selon l'étude, au diabète de type 2.
Pour ces chercheurs, le Bisphénol A doit être considéré comme un facteur de risque de troubles métaboliques chez l'homme. Une autre étude vient corroborer les résultats de l'analyse de l'équipe du Dr Nadal. Menée en Chine, elle tend à prouver qu'il y a un lien direct entre l'imprégnation au BPA et l'obésité. Et qui dit obésité dit souvent diabète. Cette étude des scientifiques chinois conclue que « en 1995, le diabète touchait 30 millions d'individus dans le monde. Aujourd’hui, près de 220 millions, et selon les prévisions, 366 millions d'ici 2030 ». Il serait donc opportun d'agir. Et si possible, vite.



Un lien entre troubles du sommeil et diabète

 


La responsabilité d'un gène clé de la synchronisation du rythme biologique dans l'apparition du diabète de type 2 a été établie par des chercheurs français et britanniques.
La médecine savait depuis quelques années qu'un mauvais sommeil augmentait le risque de devenir diabétique, mais elle en ignorait la cause.
Ce type de diabète compte pour 90 % des cas. Le chercheur Philippe Froguel de l'Université de Lille et ses collègues anglais ont montré que des mutations du gène du récepteur de la mélatonine, l'hormone de la nuit qui induit le sommeil, augmentent de près de sept fois le risque de développer un diabète.
Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Nature Genetics estiment qu'environ 1 à 2 % des diabétiques de type 2 pourraient être concernés par ce dysfonctionnement génétique.
Selon les chercheurs, cette découverte pourrait permettre de créer de nouveaux médicaments pour soigner et même prévenir cette maladie métabolique.
Le diabète de type 2 touche plus de 300 millions de personnes dans le monde, dont 2 millions de Canadiens adultes. Ce chiffre devrait doubler dans les prochaines années en raison de l'augmentation de l'obésité.

 


 

DIABETE LES MAGRHREBINS DE FRANC E EN PREMIERE LIGNE.


Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), les Maghrébines immigrées en France seraient 2,5 fois plus exposées au diabète que la population générale des femmes nées dans l’Hexagone ! De manière générale d’ailleurs, la prévalence de cette maladie serait deux fois plus importante parmi les populations venant des pays du Maghreb.

D’après les rédacteurs du BEH, la prévalence du diabète est estimée à 7,5% chez les plus de 45 ans originaires de France. Elle monte à 14% chez les populations issues d’un pays du Maghreb et résidantes dans l’Hexagone. Et pourtant dans ce cas, l’obésité – premier facteur de risque du diabète - s’avère moins répandue : 33% contre 42% ! « La moindre fréquence de l’obésité parmi la population maghrébine laisse suggérer une influence génétique plus forte, ou une forme différente de diabète », expliquent les rédacteurs.
Par ailleurs l’analyse des données de l’étude Entred a mis en évidence un moins bon contrôle glycémique chez les personnes d’origine maghrébine. Ce qui pourrait expliquer « la plus forte prévalence des complications ophtalmologiques (du diabète) au sein de cette population ». Enfin si les diabétiques originaires du Maghreb ont un recours moins fréquent aux médecins généralistes, leur taux d’hospitalisation reste identique à celui des personnes originaires de France.
Source : BEH 2-3-4, 17 janvier 2012




Un régime trop gras et trop sucré favorise l'obésité en vidant l'estomac trop vite


Un régime trop riche en graisses et en sucre, type sodas-pizzas, favoriserait l'obésité par l'intermédiaire d'un "mini cerveau" situé dans le tube digestif, en vidant l'estomac plus vite et en entraînant ainsi une sensation de faim, selon des chercheurs.
"En plus de notre cerveau, nous avons un mini cerveau - en fait un réseau de neurones - localisé dans le tube digestif (de l'œsophage au rectum) qui contrôle les fonctions digestives", explique le neurobiologiste Raphaël Moriez (Inserm) coresponsable de cette recherche franco-allemande avec Michel Neunlist (Inserm).
Cet autre cerveau, ou système nerveux entérique (SNE), composé de plus de 100 millions de neurones, fait du tube digestif le second organe neurologique de notre corps.
Ce mini cerveau contrôle par exemple le transit intestinal, la vidange gastrique et les "fonctions de barrière absolument essentielles pour nous protéger des agents pathogènes", relève le chercheur.
Les chercheurs ont rendus des souris obèses en les soumettant à un régime gras et sucré, type "pizzas-sodas", et ont constaté que leur estomac se vidait beaucoup plus vite que chez leurs congénères de poids normal.
Ce même phénomène d’accélération de la vidange gastrique est observé chez les patients obèses. Il contribuerait au développement de l'obésité en diminuant les signaux de sensation de satiété et donc le besoin de manger encore.
En outre, chez les rongeurs obèses, la mortalité des neurones du réseau digestif est ralentie, ont-ils constaté à leur grande surprise, alors que chez les souris non obèses, il existe une perte normale de ces neurones et un ralentissement de la vidange gastrique.
Tout se passe comme si l'obésité reprogrammait ce mini-cerveau, selon le chercheur.
Ces travaux, parus dans une revue spécialisée, The Journal of Physiology, mettent en exergue la capacité des nutriments à moduler le fonctionnement de ce "second cerveau" et son rôle dans le développement de l’obésité.
A terme, la prévention de pathologies neuro-dégénératives digestives voire du système nerveux central pourrait être modifiée par des approches nutritionnelles.
Ecoutez le chercheur : http://dai.ly/yLW12P



 

Un gaz tueur dans nos voitures ?

Les systèmes de climatisation de nos véhicules fonctionneront-ils demain avec un gaz… potentiellement mortel pour l’Homme ? La question même si elle parait surréaliste, est publiquement posée par la députée européenne (Europe Ecologie Les Verts) Michèle Rivasi. Le tour de la question en quelques points.
La parlementaire met en cause un nouveau gaz que les professionnels désignent comme le HFO-1234yf. Comme il permet de produire du froid, il est classé dans la catégorie de fluides frigorigènes. Ce qui inquiète Michèle Rivasi, c’est que ce réfrigérant pourrait être utilisé à l’avenir, dans la plupart des systèmes de climatisation automobile. Pourquoi ? Parce qu’il répond aux recommandations de la Directive 2006/40/CE de la Commission européenne, visant à réduire l’impact environnemental des gaz utilisés par les climatiseurs.
Sur ce plan précis en effet, le nouveau gaz constituerait un progrès. Comme l’indique sur son site Internet la société Honeywell qui l’a développé, «  son potentiel de réchauffement de la planète est inférieur de 99,7% à celui du fluide actuellement utilisé dans la plupart des systèmes ». Homologué aux Etats-Unis – il y a reçu le feu vert de l’Agence américaine de Protection de l’Environnement – HFO-1234yf a également été validé en Europe par la Société des Ingénieurs de l’Automobile (SAE).
Des progrès sur le plan environnemental
En revanche, selon Michèle Rivasi, ses risques pour la santé humaine seraient considérables. « Ce gaz inflammable et toxique pourrait mettre en danger la vie des conducteurs en cas de collision frontale entre véhicules, ou même blesser des pompiers qui tenteraient d’éteindre un incendie de voiture » annonce-t-elle en effet. Par ailleurs, « la température d’auto-inflammation du HFO-1234yf est assez basse (405°C) et l’inflammation de ce gaz produit du fluorure d’hydrogène, qui se transforme en acide fluorhydrique – extrêmement toxique et corrosif – au contact de l’eau. »
Contactée par l’Agence de Presse Destination Santé, les responsables de la société Honeywell précisent – en sera-t-on surpris ? - que « ce produit a été testé à travers le monde, par des centres de recherche très nombreux et très respectés. Il ressort de ces essais, que le HFO1234-yf est sain pour une utilisation automobile ». Ils soulignent que lors d’un accident de la route, « il existe plusieurs composants susceptibles de former de l’acide fluorhydrique. Nous ne comprenons pas pourquoi ce réfrigérant suscite tant d’interrogations, d’autant plus lorsque les quantités restent faibles ».
Les scientifiques rassurent
En France, l’innocuité de ce gaz a fait l’objet de multiples évaluations de la part de l’Institut national de l’Environnement industriel et des Risques (INERIS). Les ingénieurs l’ont notamment comparé au gaz réfrigérant actuellement utilisé, le R134a. Ils ont répondu à nos questions :
  HFO1234-yf est-il plus inflammable ? que le gaz actuellement utilisé ? « Légèrement plus inflammable que l’actuel – R134a, il a tendance à brûler un peu plus facilement sans toutefois provoquer d’explosion » ;
  Libère-t-il davantage d’acide fluorhydrique ? « La réponse est Non. Sur ce plan, il n’est pas plus dangereux que le gaz actuel ».
Les scientifiques que nous avons interrogés précisent toutefois « n’avoir pas évalué le comportement de ce nouveau gaz dans une situation d’incendie ». D’autres études seront sans doute à venir. « Avec ce nouveau gaz », conclut notre interlocuteur, « il n’y a pas lieu de sauter au plafond. Il offre des avancées par rapport aux précédents mais les travaux doivent se poursuivre pour proposer des produits qui satisferont pleinement l’ensemble des acteurs : les industriels et les consommateurs ».

Source : www.michele-rivasi.eu/, 16 janvier 2012 – Interview de Sabine Chmieleski (Directeur de la Communication Performance des matériels et des technologies pour l’Europe et le Moyen-orient, l’Afrique et l’Inde - Honeywell), 17 janvier 2012 – Interview d’un représentant de l’INERIS, 17 janvier 2012 –



Centrales nucléaires et leucémies : plus de questions que de réponses !


Les enfants qui vivent à proximité d’une centrale nucléaire sont-ils davantage exposés que les autres au risque de leucémies ? Une étude de chercheurs français, publiée dans le Journal International du Cancer, établit que le nombre d’enfants atteints de leucémie serait deux fois plus élevé lorsque ces derniers habitent à proximité d’une centrale. Si ce résultat suscite bien des interrogations, il doit cependant être pris avec des pincettes…

Baptisé Geocap, ce travail a été conduit par une équipe de l’INSERM, de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) et le Registre national des maladies hématologiques de l’enfant, à Villejuif. Entre 2002 et 2007, les auteurs ont recensé 14 cas de leucémie parmi des enfants de moins de 15 ans habitant un rayon de 5 km autour d’une centrale. Cette incidence est semble-t-il, deux fois supérieure à celle qui est observée chez des enfants vivant à plus de 20 km de ces installations.
« Ce travail suggère un lien possible entre les leucémies et le voisinage proche d’une centrale », indiquent les auteurs. Ils ajoutent en s’entourant de précautions, que cette association « n’est pas - dans cette étude en tout cas - expliquée par les rejets gazeux issus des centrales ». Autrement dit, la diminution du risque observée au fur et à mesure que l’on s’éloigne d’une centrale ne signifie pas que le sur-risque soit forcément lié aux rejets nucléaires…
De nouvelles études attendues
Les auteurs par conséquent, demandent de nouvelles études. A leurs yeux, elles sont nécessaires pour en savoir davantage « sur les facteurs de risques en lien avec le voisinage d’une centrale ». Ils insistent également pour qu’elles soient réalisées à l’échelle « internationale ».
Ces derniers temps, plusieurs travaux ont été publiés sur le sujet. Les inquiétudes avaient resurgi à la parution de deux études allemandes. Celles-ci en effet, signalaient une augmentation de l’incidence des leucémies chez les enfants âgés de moins de 4 ans habitant un rayon de 5 km autour d’une centrale nucléaire. Elles avaient provoqué la mise en place en France, d’un groupe de travail « pluraliste », présidé par le Pr Danièle Sommelet, onco-pédiatre à Nancy.
"Ne pas mélanger agenda politique et santé"
Spécialistes de l’industrie nucléaire, épidémiologistes, hémato-oncopédiatres, représentants des milieux associatifs et de la société civile, ont publié leur rapport en novembre dernier. Celui-ci avait montré que « les connaissances ne permettaient pas de conclure à l’existence d’un lien entre les leucémies de l’enfant et la proximité d’une installation nucléaire, bien que certaines études aient montré la présence d’excès possibles ». Ils appelaient également à « la poursuite et au développement des recherches épidémiologiques en cours, couplés avec l’étude des expositions à d’autres substances cancérigènes potentielles et des facteurs génétiques favorisant la leucémogénèse ».
Interrogé par l’Agence de Presse Destination Santé, le responsable du laboratoire d’épidémiologie de l’IRSN appelle à la prudence. Pour Dominique Laurier, le travail qui vient d’être publié ne porte que « sur 14 cas, observés en 6 ans dans toute la France. » La faiblesse de l’échantillon en elle-même, doit selon lui inciter à la prudence dans l’interprétation des résultats.
« Et surtout dans le contexte actuel à quelques mois d’une élection présidentielle », ajoute le Patrick Tounian, secrétaire général de la Société française de Pédiatrie (SFP). « La position de la SFP est très claire : il ne faut pas mélanger agenda politique et santé. Et à l’heure actuelle, on ne peut pas affirmer que le fait de vivre à proximité d’une centrale expose à un risque de leucémie chez l’enfant ».


Drogues illicites : un mort toutes les trois minutes

Cannabis, cocaïne, héroïne… D’après des chercheurs australiens, 200 millions de personnes consommeraient des drogues illicites dans le monde. Au total, au moins un adulte de plus de 15 ans sur 20 serait concerné ! Mais les chiffres réels seraient bien plus élevés. D’autant plus d’ailleurs, que les auteurs n’ont pas inclus dans leur travail des drogues comme l’ecstasy, le LSD ou les stéroïdes anabolisants, qui ne sont pas licites non plus...

Selon les chercheurs du Centre national de Recherche sur les Drogues et l’alcool de Sydney, le nombre de consommateurs de drogues illicites dans le monde, se situerait entre 149 millions et 271 millions. Parmi cette foule :
  une majorité d’accros - entre 125 millions et 203 millions - consommeraient du cannabis ;
  entre 14 millions et 56 millions seraient dépendants des amphétamines ;
  de 14 à 21 millions seraient des utilisateurs réguliers de cocaïne ;
  Et le nombre des consommateurs habituels d’opiacés – de l’héroïne pour l’essentiel – se situerait dans la même fourchette.
Des « spécialités » géographiques
D’après les estimations de l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (UNODC), c’est en Océanie que la proportion des consommateurs réguliers de cannabis serait la plus élevée. Elle concerne en effet 15% des 15-64 ans. Soit un sur six !. C’est également dans cette région du monde que l’on retrouve le plus de consommateurs d’amphétamines (2,8% des 15-64 ans).
L’utilisation d’opioïdes (dont l’héroïne) est la plus élevée au Proche et au Moyen-Orient (jusqu’à 1,4% parmi les 15-64 ans).. Quant à la consommation de cocaïne, elle domine en Amérique du Nord où 1,9% des 15-64 en sont des consommateurs réguliers.
Rappelons qu’en France, selon les données du Baromètre Santé 2010, « la consommation régulière de cannabis concerne 8% des 18-64 ans et (que) 0,9% de la population a consommé de la cocaïne durant l’année en cours . »
Risques d’accidents, suicides, VIH, hépatites... Selon le Rapport mondial sur les drogues 2011 de l’UNODC, « près de 200 000 toxicomanes meurent chaque année. Soit un toutes les trois minutes… »

Source : The Lancet, 5 janvier 2012 ; Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ; l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies, consultés le 9 janvier 2012



45 ans : l’âge du déclin ?

Mémoire, raisonnement, fluidité verbale… Avec l’âge, nos capacités cognitives tendent à diminuer. Voilà qui n’est pas nouveau. Mais à partir de quel âge se dégradent-elles ? Soixante ans comme le suggèrent plusieurs auteurs ? Des chercheurs français, anglais et américains ont tranché : nos performances cognitives déclineraient dès l’âge… de 45 ans !

Dans le cadre de l’étude de cohorte Whitehall II, les scientifiques (INSERM, University College de Londres, Harvard School of Public Health de Boston) se sont penchés sur les dossiers médicaux de 7 390 fonctionnaires britanniques. Les quelque 5 198 hommes et 2 192 femmes, âgés de 45 à 70 ans au début de l’étude - en 1997 - ont été suivis pendant 10 ans. Durant cette période, les fonctions cognitives des sujets de Sa Majesté ont été évaluées à trois reprises. Des tests individuels ont ainsi permis d’examiner la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluidité verbale.
Résultat : d’une manière générale, les auteurs confirment une diminution des performances cognitives, avec le temps. Et ces dernières - à l’exception toutefois du vocabulaire - déclinent d’autant plus rapidement que les sujets sont âgés.
La surprise vient toutefois de l’âge auquel sont observés les premiers signes du déclin. C’est ainsi qu’aux tests de raisonnement, le taux de réussite a diminué de 3,6 % chez les hommes, entre 45 et 49 ans ! Puis de 9,6 % entre 65 à 70 ans. Cette dégradation apparaît moins marquée chez les femmes avec des chiffres respectifs de 3,6 % et de 7,4%.
« Un esprit sain… »
D’une manière générale, le déclin cognitif débuterait donc dès 45 ans. « Des études récentes avaient pourtant conclu qu’il y avait peu d’arguments en faveur du déclin cognitif avant l’âge de 60 ans », expliquent les auteurs.
Ces derniers assurent que « les différences en matière de niveau d’éducation ont été prises en compte au cours de ce travail ». En revanche, qu’en est-il d’autres facteurs extérieurs comme les habitudes de lecture voire l’âge de départ à la retraite ? Dans quelle mesure agissent-t-il sur le déclin cognitif ? « Nous n’avons pas regardé l’effet ‘retraite’ dans ce papier », nous a précisé Archana Singh-Manoux du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (Villejuif) de l’INSERM.
En revanche, les auteurs insistent sur l’importance d’adopter et de conserver un mode de vie sain. En effet, comme le suggèrent des études récentes, « ce qui est bon pour notre cœur l’est aussi pour notre tête », ajoutent-ils.
« Déterminer l’âge auquel le déclin cognitif débute est important » conclut Archana Singh-Manoux « Car des interventions comportementales ou pharmacologiques sont probablement plus efficaces si elles sont appliquées dès le début. Alors que l’espérance de vie continue à augmenter, comprendre le déclin cognitif lié à l’âge est l’un des défis du XXIème siècle ».

Source : INSERM ; British Medical Journal, 5 janvier 2012


Ananas : un « parfum » de santé

« Parfum des parfums ». Le nom amérindien de l’ananas (Nana nana) est à lui seul une invitation au voyage. Ce fruit plein de saveur et d’arôme est en fait originaire d’Amérique du Sud. Comme en-cas, en salade de fruits, en jus ou marié à des plats salés, il possède une réputation de mangeur de graisses ! Le mois de janvier marquant la pleine saison de ce fruit exotique, c’est le moment ou jamais de profiter de ses vertus.

L’ananas s’intègre dans bien des menus. Il constitue un dessert à la fois délicieux et rafraîchissant, aussi raffiné que léger. Malgré un goût sucré, l’apport énergétique de l’ananas - 52 kilocalories pour 100g - se situe dans la moyenne des fruits tels que la pomme, la poire ou la prune. Il n’y a donc aucune raison de vous en priver.

Un fruit plein de vitamines
L’ananas possède une très grande diversité minérale et vitaminique. Source de potassium, de vitamines B1, B2, B9, il est surtout riche en vitamine C. Une portion de 150g en fournit en effet 27mg… soit plus du tiers de l’apport quotidien conseillé. L’ananas est aussi une source de provitamine A. La concentration de cette dernière dans le fruit est directement liée à sa coloration. Un fruit à chair bien colorée a toutes les chances d’être plus riche en provitamine A qu’un ananas pâle. Enfin, composé à 1,4% de fibres, il est un diurétique efficace et permet de lutter contre la paresse intestinale…

Une action efficace sur la digestion
Du fait de la présence de broméline, l’ananas intervient de façon peu commune sur le processus digestif. Cet enzyme déclenche en effet la digestion des protéines. C’est pourquoi lors d’un repas qui comporte de l’ananas frais, le plat de viande ou de poisson est plus aisément digéré. Quant à sa réputation d’aliment « mangeur de graisse », elle ne semble pas justifiée. Si la broméline s’avère efficace sur la digestion, elle n’exerce aucune action sur la perte de poids.
Au moment de le choisir, vérifiez bien qu’il soit ferme au toucher et qu’il ne présente pas de tache. L’un des meilleurs moyens de savoir si l’ananas est mûr est de tirer sur l’une des feuilles. Si elle se détache facilement… c’est tout bon.

Source : Agence Pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes frais (APRIFEL), consultée le 3 janvier 2012



Voici revenir la saison des gastro-entérites et des affections respiratoires, comme des petits coups de fatigue. A l’approche des vacances d’hiver, il est temps de bien préparer la trousse de pharmacie de votre maisonnée. Suivez le guide…

 

Avant de constituer votre trousse à pharmacie, ayez le réflexe générique pour épargner votre porte-monnaie. Vous trouverez d’ailleurs tous les équivalents génériques des médicaments sur le moteur de recherche Kelmed sur www.biogaran.fr ou via l’application Kelmed sur iPhone et iPad. S’il y a une saison pour les gastro-entérites, c’est bien celle-ci ! Chez les plus jeunes, leur prise en charge repose essentiellement sur l’administration de sels de réhydratation orale (SRO) que vous trouvez en pharmacie. Ne vous en séparez jamais. Bien entendu, vous aurez également besoin d’un antispasmodique comme la Trimébutine pour soulager les intestins du malade, et d’un anti-diarrhéique (Nifuroxazide) pour tarir les diarrhées. Contre le rhume, pas de médicaments. Il guérira spontanément en une semaine. En revanche vous rechercherez certainement des traitements pour soulager ses symptômes les plus gênants. Souvenez-vous que chez les jeunes enfants, il est indispensable d’éviter tout médicament contenant du camphre ou du menthol. Ces substances en effet, exposent au risque de convulsions. La règle, c’est de respecter une hygiène scrupuleuse pour autant que possible, prévenir la contagion : lavez-vous fréquemment le visage et les mains à l’eau et au savon, et assurez-vous d’étendre cette bonne habitude à toute la famille.

Pensez à la crème solaire pour la montagne

Incontournable dans une trousse à pharmacie familiale, il y a bien sûr le paracetamol. « Il permet tout à la fois de faire chuter la température et de soulager la douleur, » nous explique un pharmacien de Nantes, en Loire atlantique. Simplement, prévoyez d’en emporter aussi bien pour les enfants que pour les adultes : dosage et présentation (sirop pour les uns, gélules ou comprimés pour les autres) ne sont évidemment pas les mêmes.

Vous partez à la montagne ou vous allez rendre visite à votre famille ? Pensez à emporter des produits contre le mal des transports. « Bien souvent, il touche les enfants de 3 à 12 ans. Mais les adultes aussi peuvent en souffrir, par exemple lorsqu’ils lisent en voiture. Dans ces conditions, ils peuvent eux aussi éprouver des nausées très gênantes  ».

Et pour toutes celles et ceux qui ont la chance de partir défier les pentes enneigées, il est indispensable de prévoir une crème solaire. Elle devra porter un indice de protection d’au moins 50. Et en cas de coup de soleil, ou plus précisément de brûlures provoquées par le rayonnement solaire, utilisez une crème à base de Trolamine. Elle soulagera toute la famille. Enfin si après les sports d’hiver vous souffrez de tendinite et si votre état ne justifie pas une consultation médicale, une pommade à base de Diclofénac pourra vous soulager. A une condition, de ne pas vous exposer au soleil. Votre pharmacien vous donnera les conseils utiles, n’hésitez pas à lui demander son avis.

 

Source : Interview d’un pharmacien de Loire-Atlantique, 3 décembre 2011


Régime crétois, régime miracle ?

Des fruits et légumes à foison, des céréales, du poisson au moins deux fois par semaine, du vin rouge… avec modération, de l’huile d’olive pour unique matière grasse, peu de viande et de laitages. C’est tout ça, le régime crétois. Vous l’aurez naturellement deviné, il tire son origine de l’alimentation traditionnelle des îles grecques. Coup de projecteur sur une approche nutritionnelle qui pour beaucoup, tient quasiment du miracle.

Les bases

Le régime crétois synthétise la philosophie même d’une alimentation saine et équilibrée. A savoir peu d’acides gras saturés, peu de viandes rouges et peu, voire pas de produits relevant de ce qu’il est convenu d’appeler l’alimentation industrielle (chips…). Il privilégie également les fruits, les légumes et les céréales complètes qui sont autant de sources de sucres lents, de protéines, de fibres… Et bien entendu, il exclut la consommation d’alcool, à l’exception du vin rouge déjà cité.

Par extension, le régime crétois est souvent appelé « régime méditerranéen ». Il ne faut pourtant pas confondre les deux concepts. Très proches par bien des aspects, ils se différencient sur des points de détail. Le régime méditerranéen par exemple, ne comporte pour ainsi dire aucun produit laitier. Sur ce point, le régime crétois s’accorde un petit écart en autorisant la consommation de fromages – ou de yaourts - de chèvre ou de brebis…

 

Un régime Santé

Avec de telles habitudes alimentaires, les Crétois afficheraient le taux de mortalité cardio-vasculaire le plus bas du monde. Le conditionnel est ici de rigueur, car les aficionados du régime nordique ou de son homologue d’Okinawa revendiquent également ce statut enviable ! Une chose est certaine, ces Grecs-là connaissent également moins de cancers, de diabètes…

D’ailleurs, ce phénomène n’est pas dû au hasard. Plusieurs études ont déjà démontré les bienfaits de ce régime sur la santé. Il s’avère en effet protecteur contre l’infarctus, l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’obésité ou le diabète. Il réduirait également le risque de lésions cérébrales et de troubles cognitifs et permettrait même, d’améliorer la condition physique des seniors. Sa finalité mais vous l’aurez sans doute déjà compris, n’est donc pas de nous faire maigrir. Mais tout simplement… de nous faire mieux vivre.

Source : Les bienfaits du régime crétois, André Burckel, éd. J’ai lu, 183 pages. www.fao.org, consulté le 2 septembre 2011

 


Sclérose en plaques, diabète : nouvel espoir thérapeutique

Par Martine Perez - le 30/11/2011

Des chercheurs français viennent de montrer que les maladies auto-immunes pourraient être traitées avec succès par l'interleukine 2 à faibles doses.

Les grandes découvertes en médecine résultent parfois de la rencontre entre deux univers qui, en se recoupant, s'éclairent mutuellement pour ouvrir une nouvelle perspective.

Les professeurs David Klatzmann, codécouvreur du virus du sida, et Patrice Cacoub, respectivement chefs du service de biothérapies et du service de médecine interne à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), travaillent depuis des années, mais pas sous le même angle, sur les maladies auto-immunes, ces affections relativement fréquentes, caractérisées par une autodestruction de tissus pourtant sains. L'organisme, dans ces pathologies, se met à fabriquer des cellules et des anticorps contre ses propres composants. C'est le cas du diabète de type 1 où les cellules du pancréas secrétant l'insuline sont progressivement annihilées ; de la sclérose en plaques due à une autodestruction des gaines de myéline qui protègent les neurones du système nerveux central, de certaines maladies du rein…

Les professeurs Klatzmann et Cacoub ont fait l'hypothèse qu'une grande partie des maladies auto-immunes étaient caractérisées par des mécanismes immunologiques communs, et notamment une insuffisance de certains globules blancs, les lymphocytes T régulateurs. Ils ont suspecté qu'un traitement par un médicament, l'interleukine 2, pourrait normaliser ces lymphocytes. Et ils ont surtout réussi à guérir 10 malades atteints d'une maladie auto-immune rare, la vascularité liée à l'hépatite C, uniquement grâce à des petites doses d'interleukine 2.

Les résultats de leurs travaux, publiés jeudi dans la plus prestigieuse revue médicale, le New England Journal of Medicine (NEJM) , ouvrent des perspectives nouvelles dans presque toutes les maladies auto-immunes. Qui restent cependant à étayer concrètement. Mais si nos deux chercheurs sont persuadés d'être en train d'écrire un nouveau pan de la médecine moderne, ils ne sont pas les seuls à y croire. D'autres spécialistes français commencent à y souscrire et sont prêts à s'impliquer dans d'autres essais. Les Américains, dans ce même numéro du NEJM, enfoncent le clou avec une autre étude également positive sur l'interleukine 2.

Une découverte passée inaperçue

L'histoire commence en 1995, quand un scientifique japonais découvre un nouveau type de globule blanc, les lymphocytes T régulateurs, dont l'absence provoque des maladies auto-immunes chez la souris. Une découverte qui passe relativement inaperçue à l'époque. En 2003, des chercheurs américains comprennent que les enfants atteints d'un syndrome Ipex, une maladie rare responsable de multiples maladies auto-immunes, présentent une absence totale de ces lymphocytes T.

En 2004, les équipes de Klatzmann et Cacoub montrent que les patients souffrant d'une forme rare de vascularité auto-immune associée à l'hépatite C présentent un déficit en T régulateurs. Quand l'hépatite C guérit grâce aux antiviraux, ces lymphocytes T régulateurs s'élèvent et la vascularité disparaît. Malheureusement, tous les cas d'hépatite C ne guérissent pas grâce aux antiviraux. Mais peut-on faire régresser la vascularité chez les malades atteints d'hépatite C résistante aux antiviraux, en augmentant les T régulateurs ?

L'interleukine 2 (IL2), découverte il y a 30 ans, est un facteur de croissance capable de stimuler d'autres types de lymphocytes T (dits tueurs), utilisée aujourd'hui contre le cancer du rein et le mélanome malin à fortes doses. Il y a quelques années, des scientifiques s'aperçoivent que des souris dénuées du gène de l'interleukine 2 souffrent de maladies auto-immunes. Et n'ont pas de T régulateurs.

Résultats époustouflants

«Nous avons compris à ce moment-là que l'interleukine 2 était un facteur de survie des lymphocytes T régulateurs, eux-mêmes impliqués dans les maladies auto-immunes, racontent les professeurs Klatzmann et Cacoub. D'où notre idée, en 2007, de tester l'IL2 à faible dose dans la vascularité auto-immune liée à l'hépatite C sur 10 malades avec 4 cures à trois semaines d'intervalles, avec deux doses différentes pour établir la meilleure posologie.»

Les résultats publiés jeudi dans le NEJM sont époustouflants sur le plan biologique avec, pour tous les malades, une remontée spectaculaire des T régulateurs, mais surtout une disparition du purpura et des ulcérations cutanées, de l'atteinte rénale. Tous les malades sans exception ont répondu au traitement. Aucun effet secondaire notable n'a été observé. «Si nous sommes si enthousiastes, insistent les deux experts, ce n'est pas seulement à cause du traitement efficace dans ce cadre restreint, mais c'est surtout parce que nos travaux ouvrent une voie thérapeutique prometteuse dans toutes les maladies auto-immunes.»

Le concept reste à prouver dans le cadre large et éclaté des maladies auto-immunes qui concernent des centaines de milliers de personnes aussi bien en neurologie (sclérose en plaques) qu'en rhumatologie (polyarthrite), endocrinologie (diabète) ou en néphrologie… Le laboratoire de Klatzmann a déjà montré que l'interleukine 2 pouvait guérir des souris atteintes de diabète type 1. Un essai est en cours dans le diabète insulinodépendant, d'autres sont envisagés dans plusieurs autres affections. L'Assistance publique des Hôpitaux de Paris, très enthousiaste, a d'ores et déjà accepté de participer au financement d'autres études.

 


 

Vers la réintroduction des farines animales : AU NOM DU PEZE, DU FRIC ET DU SAINT BENEFICE,

les éleveurs sont-ils les complices de la mal bouffe ?

 

INFO E1 - Le Conseil national de l'alimentation a donné vendredi son aval à une réintroduction partielle des farines animales.

Les farines animales ont été la cause de la maladie de la vache folle qui a fait 200 morts à travers l’Europe il y a 15 ans. Après cet épisode regrettable, les farines animales ont été interdites. Elles pourraient être désormais partiellement réintroduites sous certaines conditions.

Une réintroduction partielle sous quelles conditions ?Pour le Conseil national de l'alimentation (CNA), instance consultative des ministères de l'Alimentation, de la Santé et de l'Économie, les farines animales pourraient être réintroduites partiellement en France sous de nouvelles formes. Avec une nouvelle organisation de la filière, il ne s’agirait pas des farines d’il y a 20 ans mais d’une nouvelle formule appelée "PAT", pour Protéines Animales Transformées.

Que contiendront ces nouvelles farines PAT ?Selon le CNA, les nouvelles farines qui pourraient faire leur retour en France seraient sensiblement différentes des anciennes. Par exemple, il serait interdit d’utiliser un animal malade comme base pour une farine prévue pour en nourrir d’autres. "Les conditions sanitaires ayant conduit à l'interdiction des PAT dans l'alimentation des animaux destinés à la consommation humaine ne sont plus d'actualité", affirme ainsi le CNA.

Comment seront-elles utilisées ?Là encore, le CNA se veut prudent. Dans un premier temps, le Conseil prévient que les farines seront interdites aux ruminants. Vaches et moutons ne seront donc pas nourris de farines animales. Seuls seront concernés par ce retour des farines animales les poissons, les porcs et les volailles. Pour ces trois catégories, le CNA explique également qu’il sera interdit de nourrir un animal avec des farines de son espèce. Concrètement, un porc ne pourra pas être nourrit à partir de farine de porc.

Pourquoi cette réintroduction ?Aujourd’hui, le premier argument du CNA est très clair : par la force des choses nous consommons déjà, mais très peu, des aliments importés contenant ces farines animales. Beaucoup de ces produits viennent d’Amérique du Sud. Donc, plutôt que de subir des farines que les autorités sanitaires peinent à contrôler, le CNA suggère de réintroduire la filière en France.

Quels avantages à cette réintroduction ?Le premier et le plus important est bien évidemment l’argument économique. Selon le CNA, nourrir les animaux en France reviendrait moins cher s’ils pouvaient l’être avec des farines animales. Aujourd’hui, le bétail en France est nourri exclusivement de protéines végétales qui coutent très chères. 40% des carcasses des animaux que nous mangeons sont perdus et servent de combustible dans les cimenteries. Alors, en transformant les pattes, les cous et autre reins de porcs en poudre, cela fournirait une source de protéines beaucoup moins chère.

Quand arriveront-elles dans nos assiettes ?Pour le conseil national de l’alimentation, la question de la date précise du retour des farines animales n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour l’instant souligne le CNA, l’opinion publique n’est pas prête à la réintroduction des farines animales. Son rôle, par cette annonce, revient surtout à préparer l’opinion à ce retour prochain

 

 


Diabète des ados : des signes qui ne trompent pas

 A l’occasion de la journée mondiale du diabète ce 14 novembre, l’Association des jeunes diabétiques (AJD) poursuit sa campagne de prévention. Elle cible particulièrement les adolescents exposés à l’apparition d’un diabète de type 1.

Depuis 2009, l’Observatoire national du diabète analyse les conditions de survenue du diabète insulinodépendant chez les adolescents. Résultat : ces derniers découvriraient souvent leur pathologie à la suite d’une acidocétose sévère à l’origine de nausées, de vomissements et d’un amaigrissement.

Dans le sang du diabétique, le glucose n’est plus dégradé, faute d’insuline, et devient inutilisable par les cellules. Celles-ci puisent alors leur énergie dans les graisses, ce qui entraîne la formation de corps cétoniques toxiques et déséquilibre le pH physiologique. Le patient est alors susceptible d’être victime d’un coma si l’hyperglycémie n’est pas régulée rapidement.

Cette complication serait liée à un délai plus long entre les premiers signes de la maladie et son diagnostic. Pourtant, les symptômes du diabète sont facilement repérables : soif intense et envie fréquente d’uriner. Des symptômes que 97% des adolescents présentent à l’apparition de la maladie.

Diabétique et… responsable

L’AJD conseille aux parents et aux soignants de laisser l’adolescent diabétique prendre en charge sa maladie, une fois sa glycémie régulée. Leur rôle se limitera à encadrer le jeune patient et à intervenir s’ils pressentent un danger potentiel. « Le soutien de l’entourage demeure cependant primordial dans cette épreuve. Valorisé pour les efforts accomplis, l’adolescent en ressortira plus fort et mieux armé face à la maladie », conclut l’AJD.

Source : AJD, le 2 novembre 2011

 


 

Diabète : l’étape décisive de l’insuline…

Ce 14 novembre 2011, c’est la Journée mondiale du diabète. Instaurée par la Fédération mondiale du Diabète et l’OMS, cette journée est organisée le jour anniversaire de la naissance deux chercheurs canadiens, Frederick Banting et Charles Best qui ont joué un rôle crucial dans la découverte de l’insuline, en 1921. Une étape fondamentale qui a permis de sauver de très nombreux malades.

En 1922, le laboratoire Lilly a développé la première préparation d’insuline extraite de pancréas d’origine bovine et porcine. « Considérée comme un médicament miracle à l’époque, l’insuline est encore aujourd’hui vitale pour les patients atteints de diabète de type 1, mais est aussi un traitement essentiel pour de nombreux patients diabétiques de type 2 », explique l’Association Française des Diabétiques (AFD). Bien des progrès ont été réalisés, notamment pour permettre aux patients de bénéficier de traitements moins contraignants, plus simples à administrer et présentant moins d’effets secondaires.

C’est ce que confirme le Pr Anne Vambergue, endocrinologue et diabétologue au CHRU de Lille. « Il y a eu beaucoup d’évolutions dans l’insulinothérapie, avec des formes thérapeutiques qui ont permis d’avoir des insulines plus proches de l’insuline humaine. Aujourd’hui grâce à ces traitements, les patients présentent moins d’hypoglycémies et ont par conséquent une meilleure qualité de vie ».

Les femmes souffrant d’un diabète gestationnel aussi bénéficient de l’insulinothérapie. Cette forme de la maladie apparait durant la grossesse et disparaissant après l’accouchement. « Le diabète gestationnel pose le problème d’une prise de poids excessive du fœtus, qui peut alors nécessiter le recours à une césarienne ». L’obésité ou le surpoids maternel associés au diabète gestationnel est un facteur de risque supplémentaire notamment avec un risque accru de pré-éclampsie (hypertension provoquée par un mauvais fonctionnement du placenta).

En réalité, explique notre spécialiste « le diabète gestationnel est une forme précoce du diabète de type 2. Le risque pour la mère, de devenir ensuite une diabétique de type 2 est multiplié par 7. Les femmes présentant un diabète gestationnel sont également plus exposées au risque de maladies cardiovasculaires. Il est donc fondamental de bien leur expliquer qu’elles devront faire attention tout au long de leur vie, et pas uniquement au cours de la grossesse ». Un message qui aujourd’hui encore, peine à passer pourtant ». Pour davantage d’informations sur les différents événements qui auront le lieu le 14 novembre en France, lors de la journée mondiale du diabète, consultez le site de l’Association Française des Diabétiques : http://www.afd.asso.fr/

Chiffres clés :

 285 millions de personnes diabétiques dans le monde en 2010, soit 6,6 % de la population adulte mondiale
 En France, le nombre de diabétiques a été estimé à environ 2,9 millions, soit au moins 160 000 personnes diabétiques de type 1 (5,6 %), au moins 2,7 millions de personnes diabétiques de type 2 ;
 L’Organisation Mondiale de la Santé prévoit 438 millions de diabétiques d’ici 2030 ;
 4 millions de patients sont décédés, des suites du diabète en 2010, soit 6,8 % de la mortalité mondiale.


Diabétiques : ayez l’œil !

La rétinopathie diabétique est l’une des complications les plus sérieuses du diabète. Insidieuse, elle provoque la formation d’anévrismes et des microhémorragies des vaisseaux irrigant la rétine. Elle entraîne des décollements de cette dernière et constitue la première cause de cécité acquise en France, avant 65 ans. Il est donc indispensable de rappeler que son dépistage annuel doit être pratiqué chez tous les diabétiques sans exception.

Trois millions de malades en France, souffrent de diabète. Et la moitié ne consulterait pas régulièrement leur ophtalmologiste. Résultat : un million de malades présentent une rétinopathie diabétique, à des stades d’évolution divers. S’attaquant progressivement aux petits vaisseaux de la rétine, cette affection ne provoque d’abord aucun symptôme. Puis, parvenue à un stade tardif, elle entraîne une baisse brutale de la vision.

Un suivi régulier est donc indispensable pour la diagnostiquer, car elle conduit inexorablement à la cécité. L’Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) et l’association Valentin Haüy au service des aveugles et des malvoyants, soulignent « qu’un millier de diabétiques perdent la vue chaque année en France et (que) 5 000 autres deviennent malvoyants. »

Un dépistage efficace et rapide

Il suffit de pratiquer une fois par, un examen de la rétine, réalisé directement à partir d’un fond d’œil avec dilatation de la pupille. Seul un médecin ophtalmologiste est habilité à le pratiquer. Il permet la détection précoce de la maladie, et la mise en œuvre rapide d’un traitement précoce. Depuis quelques années, un mode de dépistage alternatif a été mis au point. Il repose sur une photographie numérique du fond d’œil, réalisée sans dilatation de la pupille à l’aide d’un rétinographe. Les photos sont interprétées dans des centres de lecture spécialisés. Fiable, rapide et remboursé par l’Assurance-maladie, cet examen s’étend peu à peu sur tout le territoire. Actuellement, 32 sites le proposent. Pour en savoir plus et connaître la liste des centres où il est pratiqué, consultez le site www.opc.asso.fr

Source : Organisation pour la prévention de la cécité (OPC), Association Valentin Haüy au service des aveugles et des malvoyants, le 8 novembre 2011 – Merck Manuel, 4ème édition

 


Les médicaments à base de Ginkgo biloba sur la sellette

Le rapport bénéfice/risque des médicaments appartenant à la classe des vasodilatateurs périphériques et contenant des extraits de Ginkgo biloba est défavorable. C’est en effet ce qu’a conclu la Commission d’AMM de l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS).

Les médicaments Tanakan®, Tramisal®, Vitalogink®, Ginkogink®, Ginkgo Biogaran®, Ginkmongo® ont fait l’objet d’une réévaluation de leurs indications en ophtalmologie, ORL, cardiologie, et neurologie. « Leur efficacité a été jugée insuffisante dans toutes les indications », explique l’AFSSaPS.

L’analyse des données a également confirmé le profil de sécurité d’emploi déjà connu pour ces médicaments. Ils présentent « des effets indésirables majoritairement non graves, de type digestifs et cutanés », souligne l’Agence.

« Après examen des données d’efficacité et de sécurité d’emploi, la Commission a conclu que le rapport bénéfice/risque de ces médicaments était défavorable ». L’Agence va prochainement adresser une lettre aux professionnels de santé pour leur faire part de cet avis.

Source : AFSSaPS, 3 novembre 2011

 


 

Diabète : pose du premier pancréas artificiel à Montpellier

C’est une grande première dans le traitement pour lutter contre le diabète, et elle a eu lieu en France, au Centre hospitalier universitaire de Montpellier. Des chercheurs ont non seulement mis au point un pancréas artificiel fonctionnel, mais ils l’ont aussi implanté chez un patient de 54 ans.

Actuellement, on estime que plus de 3 millions de français sont diabétiques. Cette épidémie des temps modernes est au cœur de nombreux travaux de recherche, et notamment ceux d’un consortium international de scientifiques, International Artificial Pancreas Study Group qui réunit des équipes française, italienne et américaine. Leur objectif était la mise au point d’un pancréas artificiel capable de remplacer l’organe défaillant. C’est chose faite.

En effet, Eric Renard du département d'endocrinologie du CHU de Montpellier a annoncé hier soir que son équipe, en collaboration avec l’ensemble des membres du consortium, avait mis au point le premier pancréas artificiel. Ce dernier est constitué d’un capteur sous-cutané qui mesure en permanence le taux de glycémie du patient, et d’une pompe à insuline pas plus grosse qu’un « Smartphone », qui injecte lorsque c’est nécessaire, l’hormone qui permet de réguler le taux de sucre dans le sang.

C’est ce dispositif qui a été implanté chez un patient âgé de 54 ans. L’homme, une fois équipé, a pu sortir de l’hôpital et passer une journée et une nuit tranquille sans se soucier de sa maladie, pour la première fois depuis longtemps. La même expérience a été réalisée en simultané à Padoue, avec le même succès.

Forts de ces premiers résultats, les chercheurs vont maintenant essayer de mettre au point un système permettant aux diabétiques une autonomie de plus de quelques heures. Ils espèrent, d’ici à trois ou quatre ans, mettre au moins un pancréas artificiel, capable d’assurer aux patients une tranquillité de plusieurs jours ou plusieurs semaines.


 

SANTE - Les deux-tiers des tumeurs des professionnels de l’agriculture sont associés à une exposition aux pesticides, selon un rapport...

Les deux-tiers des tumeurs dont souffrent les professionnels des secteurs de l’agriculture sont associés à une exposition aux pesticides, selon le rapport du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (rnv3p) coordonné par l’Anses, rapporte l’AFP.

Ce réseau national, regroupant 32 centres de consultations pathologiques professionnelles en France, a enregistré 118.852 problèmes de santé sur la période de 2001 à 2009. Un peu moins de la moitié de ces problèmes ont été diagnostiqués en lien possible probable ou certain avec le travail.

Pour le cas des agriculteurs, «les tumeurs représentent 12% des pathologies en relation avec le travail dont les deux tiers sont associés à une exposition professionnelle aux pesticides». Les tumeurs arrivent en cinquième position des pathologies signalées après les maladies respiratoires (24%), les troubles du comportement et mentaux (22%), les maladies de la peau (17%) et les maladies ostéo-articulaires (16%). Les tumeurs représentent 7,6% des signalements enregistrés lors de l’étude.

A.-L.B.

 

Les arroseurs arrosés ou le prix à payr pour une culture intensive ?  Et chaque jour les consommateurs s’empoisonnent super !

 


 

Diabète gestationnel : le cœur des femmes en danger

 

Les femmes ayant présenté un diabète gestationnel (DG) seraient particulièrement exposées à la survenue d’une maladie cardiovasculaire à plus ou moins long terme. Ce risque s’ajoute à celui d’un diabète de type 2, qui était déjà bien connu. C’est la conclusion d’une étude suédoise, menée sur plus de 27 000 femmes et présentée dans le cadre du 47e congrès de l’European Association for the Study of Diabetes (EASD) qui se tenait à Lisbonne.

Entre 3% et 6% des femmes enceintes souffrent d’une intolérance au glucose. Celle-ci apparaît durant la grossesse et le plus souvent, disparaît après la délivrance. Toutefois, cette pathologie « passagère » pourrait avoir un retentissement sur la santé cardiaque de la parturiente, même plusieurs années après la naissance.

Les résultats de l’étude suédoise montrent en effet que 3,5% des femmes ayant souffert d’une maladie cardiovasculaire avaient présenté un diabète gestationnel, contre seulement 1,8% de celles qui n’avaient jamais eu de problème cardiaque. Ces femmes présentent donc un risque de maladie cardiaque plus important que celles n’ayant connu aucun problème de glycémie durant leurs grossesses.

« Ces informations soulignent l’importance pour les femmes qui ont eu un diabète gestationnel, de mettre en œuvre un suivi personnalisé à long terme après l’accouchement », soulignent les auteurs. En particulier « chez celles dont  l’indice de masse corporelle est supérieur à 25 », ajoutent-ils. Pour réduire ces risques, ils rappellent naturellement que la mise en place d’une alimentation équilibrée et la pratique régulière d’une activité physique adaptée sont essentielles.

Source : de notre envoyée spéciale au 47e congrès de l’European Association for the Study of Diabetes, Lisbonne, 12-16 septembre 2011, University Hospital Örebro, Suède

 


 

Diabète de type 1 : l’espoir des cellules souches

La greffe de cellules d’îlots de Langerhans est pratiquée depuis les années 70 chez certains diabétiques de type 1. Autant dire qu’il ne s’agit pas d’une technique révolutionnaire. En revanche, il est un fait que les dons de ces cellules endocrines, productrices d’insuline et constituant de 1% à 2% de la masse du pancréas, sont trop rares. De plus, l’opération si efficace soit-elle, doit être renouvelée tous les 2 ans. Sans oublier enfin que deux à trois donneurs sont nécessaires pour… chaque receveur. Une société de biotechnologie parisienne travaille actuellement à la mise au point de cellules souches dédiées. C’est donc un espoir réel, à l’horizon de 5 ans.

 

« La mise au point de cellules destinées à devenir des îlots de Langerhans pourrait apporter une source abondante permettant davantage de greffes », indique le Pr Paul Czenichow, endocrinologue et directeur de la société de biotechnologie Endocells, qui travaille en partenariat avec l’INSERM et le CNRS. Pour ce faire, ses chercheurs travaillent sur des cellules déjà orientées. «  Prélevées dans le pancréas fœtal, elles sont ‘immortalisées’. C’est-à-dire qu’on leur injecte un gène qui leur donne la capacité de se multiplier, une fois placées dans un environnement riche en glucose. Elles deviennent alors des cellules ß humaines, productrices d’insuline ». Mises en culture, elles peuvent être conservées pendant environ 80 semaines.

Le hic ? « Pour l’instant, elles n’ont pas fait l’objet de greffes humaines. Pour être utilisées, nous devons pouvoir leur enlever le gène immortalisant », explique-t-il. « Nous sommes en train de réaliser cette dernière étape. Nous espérons parvenir à une première tentative de greffe d’ici à 5 ans ».

C’est une perspective importante pour les diabétiques de type 1, c’est-à-dire les malades atteints de diabète insulinodépendant. Ils représentent aujourd’hui, environ 10% à 15% de tous les diabétiques. Pour l’heure, trois options thérapeutiques s’offrent à eux. L’administration quotidienne d’insuline est la plus répandue. D’autres peuvent également se voir administrer de l’insuline par l’intermédiaire d’une pompe, et certains malades bénéficient d’une greffe de pancréas. C’est une intervention chirurgicale lourde, qui concerne « moins de 3 000 patients chaque année dans le monde », souligne le Pr Czenichow. La mise en production de cellules d’ilôts de Langerhans à grande échelle, changerait très certainement la donne…

 

Source : interview du Pr Paul Czenichow, biothèque Endocells, 19 septembre 2011 ; Cliniques universitaires Saint-Luc, Bruxelles, site consulté le 19 septembre 2011

 


 

Diabète : 366 millions de malades, près de 5 millions de morts

 

En 2011, il meurt un diabétique toutes les 7 secondes dans le monde. Soit au total 4,6 millions en une seule année. Et l’on compte aujourd’hui, pas moins de 366 millions de malades... Ces chiffres sont d’autant plus effrayants que la pandémie de diabète selon les termes de l’OMS, ne semble pas près de s’arrêter. A l’occasion du 47è congrès de l’European Association for the Study of Diabetes (EASD) à Lisbonne (Portugal), l’International Diabetes Federation (IDF) lance un appel aux dirigeants du monde. Pour inverser la tendance, ils doivent miser sur la recherche.

 

« L’horloge tourne pour les leaders mondiaux. De leur rencontre la semaine prochaine aux Nations Unies, nous attendons une action capable de mettre un terme à la courbe ascendante du diabète », a souhaité Jean-Claude Mbanya, président de l’IDF. De nombreux chefs d’Etats se retrouveront en effet les 19 et 20 septembre à New York pour le Sommet de l’ONU sur les maladies non transmissibles. Le diabète devrait y tenir une place d’importance, au même titre que le cancer, les maladies cardiovasculaires et respiratoires. « Il est urgent d’investir dans la recherche pour disposer de meilleurs traitements et de modèles de prévention (plus) efficaces », estime en effet Mbanya.

D’autant que les chiffres extraits du New Diabetes Atlas publié hier, sont pires que prévu. Notamment en matière de coût de la prise en charge. Celui-ci atteint au niveau mondial des sommets puisque la facture du diabète se monterait à 465 milliards de dollars, ou 340 milliards d’euros. « Le diabète est un défi qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer. Si nous voulons réellement vaincre cette maladie, il est essentiel d’intensifier la recherche ».

Le diabète de type 2 rappellent les spécialistes, est une maladie liée au mode de vie. Sédentarité, tabac, alcool et régime alimentaire – trop de gras, trop de sucré…- forment une combinaison de risque maximal. Comme l’obésité et les maladies cardiovasculaires, cette maladie connait un essor spectaculaire depuis 30 ans. Dans les pays développés mais aussi plus récemment, dans les pays en développement.

 

Source : de notre envoyée spéciale au 47è Congrès de l’EASD Lisbonne, 13-16 septembre 2


 

 

 

Manger trop de viande rouge peut augmenter le risque de diabète

 Selon une étude de très grande ampleur menée aux Etats-Unis auprès plus de 200 000 personnes, une consommation quotidienne trop importante de viande rouge, en particulier lorsqu’elle est transformée, augmente le risque de survenue d’un diabète de type 2. D’autres habitudes alimentaires sont à l’inverse protectrices.

 Les habitudes alimentaires de 200 000 personnes décortiquées

Les auteurs de cette étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition se sont appuyés sur les déclarations d’hommes et femmes américains suivis pendant des décennies ainsi que sur la présence ou non d’un diabète de type 2 :
- 37 083 hommes américains (dentistes, pharmaciens, vétérinaires..) âgés de 40 à 75 ans ont rempli entre 1986 et 2006 un questionnaire sur leurs antécédents, habitudes de vie et alimentation ;
- 167 074 infirmières, âgées de 25 à 50 ans, ont également rempli entre 1980 et 2008 différents questionnaires.

A chaque fois le type (viande non transformée comme les steaks de bœuf, côtes de porc, viande transformée comme les saucisses, bacon, hot dogs, etc.), la quantité de viande et la fréquence de consommation ont été évalués. Les autres facteurs de risque de diabète ont également été pris en compte (obésité, sédentarité, antécédents familiaux, etc.).

Les auteurs ont ensuite analysé l’ensemble de ces données pour évaluer le risque de diabète. Ces résultats ont ensuite été croisés avec une analyse des études déjà réalisées qui s’appuyaient, au total, sur les habitudes de 442 101 personnes, dont 28 228 diabétiques de type 2.

Plus de 13 000 nouveaux cas de diabète détectés, la viande rouge incriminée
Le suivi des 200 000 personnes a montré que plus d’1 sur 20 est devenue diabétique de type 2. L’analyse de leurs habitudes a montré que celles qui prenaient tous les jours environ 100 grammes de viande rouge non transformée avaient 19 % de risques supplémentaires par rapport aux autres de développer un diabète. Les personnes qui consommaient en moyenne 50 grammes par jour de viande transformée (charcuteries, bacon, etc.) avaient quant à elles un risque augmenté de 51 %.

Cette augmentation du risque serait liée, selon les auteurs, à l’influence négative du sang (et du fer qu’il contient) de la viande rouge sur les tissus du pancréas (organe régulant la production d’insuline et donc le taux de sucre de sang). Le sel et les nitrites contenus dans les viandes transformées majoreraient cette agression oxydative du pancréas, ainsi que la présence d’acides gras saturés et le surpoids consécutif.

Des résultats préoccupants, d’autant plus qu’il a été montré récemment que la consommation régulière de viande rouge augmentait également le risque de survenue d’un accident vasculaire cérébral chez l’homme (étude sur 40 291 Suédois âges de 45 à 79 ans et suivis pendant 10 ans). Enfin la consommation quotidienne de viande transformée majorerait aussi le risque de cancer du côlon, et même de cancer de la vessie.

Les aliments protéinés protecteurs
Cette étude a également permis en évidence les bénéfices de la consommation d’autres sortes de protéines :
- Remplacer la portion quotidienne de viande rouge non transformée par 28 grammes de noix diminue de 20 % le risque de diabète (et de 32 % par rapport au risque pris en mangeant quotidiennement 50 g de viande transformée)
- si l’on consomme à la place des produits laitiers allégés, le risque diminue de 16 % (29 % par rapport à la prise de viande transformée)
- Manger des protéines sous forme de céréales complètes plutôt que de viande rouge le baisse de 24 % (35% par rapport à la prise de viande transformée).

Privilégier au quotidien les aliments ci-dessus et diminuer la consommation de charcuterie et viande rouge permettrait donc de baisser le risque de survenue d’un diabète.

Les Français ne sont pas des gros consommateurs de viande rouge
En France, comme le souligne le Centre d’Information des Viandes, la consommation quotidienne de viande rouge tourne autour de 46 grammes seulement. Seuls 5 % des Français sont considérés comme gros consommateurs de viande (plus de 70 grammes par jour). Cette étude américaine n’implique donc pas un bouleversement des habitudes alimentaires des Français pour prévenir le risque de diabète.

Pour en revenir à cette vaste étude, les auteurs recommandent en conclusion la prise en compte de ces données, très solides scientifiquement en raison de l’importance de la taille de l’échantillon et de la durée du suivi, afin de faire évoluer les habitudes alimentaires et d’endiguer l’épidémie actuelle de diabète de type 2 qui sévit actuellement dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis.

Des recommandations qui concernent donc surtout les Américains (qui ont majoré la taille de leurs portions alimentaires depuis plusieurs décennies), mais qui nous rappellent tout de même l’importance de la modération et d’avoir une alimentation variée et équilibrée.

Jean-Philippe Rivière

 


 


 

 

 

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